La marche des fiertés démarrera à Pantin : « une symbolique extrêmement forte », selon l'Inter-LGBT

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« Une symbolique extrêmement forte » : pour la première fois depuis sa création en 1977, la marche des fiertés pour Paris et l'Île-de-France organisée par l'Inter-LGBT s'élancera samedi 26 juin de banlieue, à Pantin en Seine-Saint-Denis.

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L'affiche de la marche des fiertés de Paris de 2021 - Inter-LGBT

Samedi 26 juin, la marche des fiertés organisée par l’Inter-LGBT fête son retour : l’an dernier, en raison de la crise sanitaire, elle s’était tenue de manière impromptue en dehors du cadre de l’interassociative, rassemblant entre 2 000 et 3 000 personnes.

Le défilé se formera à partir de 13 heures sur le parvis de l’église de Pantin avant de rejoindre la place de la République à Paris à partir de 15 heures, et effectuera en banlieue « quelques centaines de mètres symboliques, mais la symbolique est extrêmement forte pour nous », a déclaré à la presse Mathias Neviere, coprésident de l’Inter-LGBT.

Départ hors de la capitale

Cette dernière envisageait depuis plusieurs années un départ hors de la capitale pour la marche des fiertés mais « ce n’était pas facile à mettre en place  », a commenté l’autre coprésidente, Elisa Koubi. « Depuis quelques années, il y a d’autres marches (des fiertés) en France, (cela participe) du même travail de décentralisation. Ce projet tenait à coeur à beaucoup de personnes », a-t-elle ajouté.

Le but est « que la marche ressemble » aux « bénévoles et aux gens qui l’organisent, qui n’habitent pas tous un duplex dans le Marais mais en banlieue  », a expliqué Matthieu Gatipon-Bachette, porte-parole de l’Inter-LGBT.

L’objectif est également politique. « La Seine-Saint-Denis est le département le plus pauvre de métropole, donc (faire partir la marche de ce département) est aussi un marqueur politique », a souligné Mathias Neviere. « Les personnes LGBTQI+ qui vivent dans les quartiers défavorisés sont d’autant plus fragilisées par rapport à leur situation que d’autres. Ce n’est pas dans le coeur de Paris que les personnes (LGBTQI+) vont rencontrer le plus de difficultés », a-t-il insisté.

Le 9 juin 2019, plus d’un millier de personnes avaient défilé à Saint-Denis pour la première marche des fiertés en banlieue, organisée par l’association « Saint-Denis ville au coeur ».

À la question de Komitid sur la visibilité des personnalités politiques, l’Inter-LGBT a confirmé que les politiques n’avaient pas leur place dans le carré de tête, réservé aux associations qui auront signé l’appel de l’Inter-LGBT. Les politiques sont donc invité·es à marcher avec les associations des partis politiques présents.

Par ailleurs, Komitid a appris qu’un cortège constitué d’Acceptess T, Act-Up Paris, FièrEs, le STRASS Ile-de-France et le NPA LGBTI sera en tête de la manifestation en accord avec l’Inter-LGBT. Ce pôle revendicatif mettra notamment en avant le combat pour la PMA pour tou·tes accessible et gratuite, l’abolition des lois criminalisant les travailleur·euse·s du sexe, la régularisation des sans-papiers, le refus du pinkwashing et de la présence policière dans nos marches.

 

À défaut de chars sur lesquels danser, les organisateur·trices ont obtenu cette années des pouvoirs publics la présence de véhicules sonorisés.

Avec l’AFP 

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