le museau des passants et passantes qui le souhaitent, après avoir déposé un petit quelque chose dans son seau. Seb, lui, s’en est lui-même mis plein les pommettes et a choisi une vertigineuse paire d’escarpins étincelants d’argent pour aller avec.

Miss vaaaaanjie has joined our bucket shake in Soho ????

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Sous ce scintillant voile de légèreté, une vraie colère politique

Si ces activistes ont choisi d’honorer le sigle LGSM, et son histoire, c’est parce que Pride les a inspiré.e.s, Mais c’est aussi et surtout parce que la récupération des droits LGBT+ par l’extrême-droite les enrage. « La situation pour les personnes migrantes au Royaume-Uni est vraiment déplorable », lâche Seb, qui fustige les conditions d’accueil des réfugié.e.s, et les expulsions. « Des personnes sont aujourd’hui menacées d’être renvoyées vers des pays où elles n’ont jamais été », poursuit-il, faisant référence au scandale du Windrush. Déterminé à « lutter contre l’homo-nationalisme », dans un pesant climat de violences envers les migrant.e.s, le groupe s’est implanté à Londres, Bristol et Brighton. Ses membres collectent des fonds pour diverses associations dédiées aux personnes migrantes, manifestent, organisent et participent à des actions de solidarité pour elles, et à leurs côtés, et prennent part à des actions visant à empêcher les expulsions. Et ce, avec le « soutien plein et entier » de la première génération de LGSM, ainsi que des mineurs gallois avec qui ils et elles étaient en lien, comme le confirme Siân James à Komitid. Désormais retraitée, mais toujours aussi impliquée dans la vie associative locale, l’ex-parlementaire - première femme élue pour la circonscription de l’est de Swansea, en 2005 - interprétée par Jessica Gunning dans Pride confie : « Nous avons rapidement fait le lien entre la diabolisation des mineurs et de leurs familles que nous avons vécue à l’époque et le traitement qui était alors réservé aux lesbiennes et aux gays, autre groupe facile à attaquer. Donc beaucoup d’entre nous ont vite vu le parallèle avec la situation actuelle des migrant.e.s et l’hostilité qui leur est réservée, en particulier depuis le vote du Brexit. » Des militants de Lesbians and Gays Support the Miners, comme Gethin Roberts ou encore Stephanie Chambers, prennent régulièrement part aux actions organisées par Lesbians and Gays Support the Migrants.

We want to say a massive thank you to The People’s Film Club and everyone who came down to this evenings screening of Pride. It was so amazing to be able to share a panel after with our incredible comrades from Lesbians and Gays Support the Miners. . Thank you for all your donations - we will update you with a total when we have it. Solidarity Forever ?️‍?✊? . . . #pride #pridescreening #lgsm #lgsmigrants #queer #gay #bi #bisexual #pan #trans #lgbt #lgbtqaplus #migrantsrights #queeractivism #activism #notgayasinhappy #queerasinfuckyourborders #borderskill #nohumanisillegal #solidarity #queersolidarity #fistingandcommunism

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Lesbians and Gays Support the Miners, dans l'émerveillement de l'après Pride

Après une visite des jardins partagés par toute la coopérative gay et lesbienne de Brixton, dont une partie est un ancien squat queer des années 70-80, Jonathan Blake exprime tout son émoi et sa fierté devant le renouveau du nom LGSM. Devant un thé darjeeling et un délicieux cake au citron fait maison, ce membre historique de LGSMiners (joué par Dominic West dans le film de 2014), s’émerveille : « On avait mis fin au groupe LGSMiners peu de temps après la fin de la grève, car on ne voulait pas être récupérés par les politiques. Nous étions un groupe très hétéroclite, réuni pour une cause bien précise. Comme c’est le cas aujourd’hui pour LGSMigrants, qui ont du pain sur la planche avec le climat social ambiant ! La manière dont ces militant.e.s ont su utiliser ces quatre lettres et l’écho qui va avec pour parler des migrant.e.s et de leur situation, est brillante. » L’effet du film ? Il n’en revient toujours pas. « On ne s’attendait pas à un tel enthousiasme du public, car on pensait emporter cette histoire avec nous dans la tombe. Quand Stephen Beresford, qui a écrit le scénario, est venu me poser des questions sur LGSMiners, j’étais content de tout lui raconter mais je pensais qu’il n’y aurait pas de suite. Et même lorsqu’il m’a recontacté, plusieurs mois après, pour me parler du personnage basé sur moi, me présenter Matthew Warchus et Dominic West, je ne pensais pas qu’il y aurait un tel retentissement. » [caption id="attachment_6554" align="alignnone" width="776"]Lesbians and Gays Support the Miners, juste avant la Pride de Londres en 1985 Lesbians and Gays Support the Miners, juste avant la Pride de Londres en 1985 - Colin Clews[/caption] L’onde de choc se ressent jusque dans la petite librairie Gay’s The Word, ancien QG de LGSMiners, non loin de la gare londonienne de King’s Cross. Depuis le minuscule recoin en fond de boutique, derrière les présentoirs de cartes postales, « là où se réunissaient les membres de LGSMiners, avant d’avoir besoin d’un lieu plus grand », Jim MacSweeney, gérant depuis 1989 qui connait bien le groupe, raconte : « Ce n’est pas facile d’être libraire indépendant, encore moins une librairie indépendante queer (la porte de l’établissement a été vandalisée au mois d’avril 2018, ndlr) mais le film a ramené un nouveau souffle à la boutique, c’est extraordinaire ! » « Ça a été une vraie surprise », dit-il, toute émotion dehors. « "Pride" a aussi inspiré de nouvelles générations, car il y a de nouvelles batailles à mener. Particulièrement aujourd’hui, alors que la politique se décale vers la droite. C’est excitant. En ce qui me concerne, si Lesbians and Gays Support the Migrants, qui ont déjà fait quelques réunions ici, avaient besoin de quelque chose, je serais ravi de pouvoir les aider. » « L'activisme, c’est contagieux. Et vous ne pouvez pas en être pleinement immunisé. Et une fois que vous l'avez attrapé... Il n’y a pas de retour en arrière possible », commente Siân James. « Le film a vraiment été une formidable plateforme ! »

« Solidarity forever » et amitié pour toujours

À Londres, toujours sous la bruine, le groupe qui avoisine bien 25 personnes déjà réparties sur plusieurs coins de trottoirs stratégiques décide de se scinder. Seb et Molly vont faire la tournée des pubs, qu’ils ont prévenus de leur action un peu plus tôt dans la semaine afin d'obtenir leur permission. Mais avant, ils se mettent en quête d’un seau muni d’un couvercle « histoire d’éviter que certains se servent dedans », à cette heure où le quartier n’en est déjà plus à sa première pinte. En réponse au discours du militant et de la militante, un des premiers fêtards abordé ce soir-là au comptoir lâche « Pour les migrants ? Mais qu’ils rentrent chez eux, haha ! ». Sans se laisser démonter, le duo lance avec un aplomb non-dénué de bienveillance « Vous ne le pensez pas vraiment, n’est-ce pas ? ». Le jeune homme acquiesce avec un sourire gêné, puis esquive la discussion. « Difficile de dire si c’est de la pure provoc, ou le reflet d’une vraie opinion. Mais ce type d’accueil est vraiment rare, dans l’ensemble ». Étonnement, peu des personnes sollicitées connaissent le film Pride et il faut leur parfois leur expliquer la référence sur laquelle est fondée LGSMigrants. Mais au fond du premier établissement festif de la rue que le binôme visite, une tablée de vieux messieurs, elle, reconnaît tout de suite le clin d’œil à LGSMiners. Manifestement ému par les souvenirs des années 80 qui lui remontent soudain devant les yeux, l’un d’entre eux plonge immédiatement sa main dans les poches de son jean à la recherche de quoi faire un don, hochant la tête avec un mutisme plein de respect. D’autres personnes, naturellement, sont plus réticentes à sortir leur porte-monnaie. Certaines reprochent au collectif de ne pas avoir un statut officiel d’association, pour être sûr.e.s que leur argent ira bien à la cause présentée par les solliciteurs. Mais ces derniers ont plus d’un tour dans leur sac : ils ont imprimé un flyer présentant le Meena Center, pour lequel ils et elles font la quête ce soir, afin que les intéressé.e.s puissent leur faire un don directement.
« Oh mais on prend aussi les billets, les chèques et les bijoux, ne vous en faites pas »
Durant toute la soirée, les réactions sont en grande majorité positives, souvent ponctuées de « j’peux pas, j’ai pas de monnaie ». La réponse immédiate « Oh mais on prend aussi les billets, les chèques et les bijoux, ne vous en faites pas » n’alourdit certes pas plus les sceaux , mais elle installe clairement de la sympathie à l’égard du groupe. C’est ainsi qu’un soir de décembre 2017, LGSMigrants aura récolté 600 livres (environ 700 euros) pour les réfugié.e.s Rohingyas. « C’est notre record ! Parce qu’on était à quelques jours de Noël ». Le froid et la douleur causée par les talons s’installe et s’intensifie avec l’heure qui tourne. Aux alentours de 21h30, le groupe se rassemble au point de rendez-vous initial et conclut qu’il est l’heure d’aller à se poser, satisfait de sa récolte du jour. Au Duke of Wellington, anciens, anciennes et nouvelles recrues toutes fraîches du jour s’installent pour débriefer joyeusement ces dernières heures passées à récolter des fonds, tandis que le matériel et le contenu des seaux, est rangé avec soin. Ce soir-là, la gaie troupe aura récolté 408 livres, soit près de 465 euros, pour le Meena Center. Il est indéniable que ce soir, des amitiés se sont tissées sur le trottoir. Eden, étudiant expatrié à Londres depuis deux ans qui a presque immédiatement rejoint le collectif, raconte, non sans tendresse, que s’engager avec Lesbians and Gays Support the Migrants lui a aussi permis de se faire un vrai groupe d’ami.e.s. Voir aussi : Dancing in Dulais, documentaire réalisé par les membres de Lesbians and Gays Support the Miners dans les années 80, grâce auquel le film Pride a pu voir le jour. " ["post_title"]=> string(121) "À Londres, la jeune génération queer s'empare de « Lesbians and Gays Support the Miners » après le film « Pride »" ["post_excerpt"]=> string(281) "Depuis la sortie du film « Pride », en 2014, le Royaume-Uni a vu un nouveau groupe d'activistes queer fier.e.s et solidaires s'approprier les quatre lettres de LGSM : Lesbians and Gays Support the Migrants. Reportage en immersion avec la nouvelle génération... Et l'ancienne." ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(45) "pride-lgsm-lesbians-and-gays-support-migrants" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2018-05-25 14:29:45" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2018-05-25 12:29:45" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(30) "https://www.komitid.fr/?p=6534" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [1]=> object(WP_Post)#15269 (24) { ["ID"]=> int(11304) ["post_author"]=> string(1) "4" ["post_date"]=> string(19) "2018-07-08 10:31:50" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2018-07-08 08:31:50" ["post_content"]=> string(7350) "C'est une intrusion dont Pride in London se serait bien passée. Une petite dizaine d'activistes lesbiennes ont bloqué la tête de cortège de la Marche des fiertés londonienne, alors que celle-ci s'apprêtait à démarrer ce samedi 7 juillet. Leur revendication ? Propager un message anti-trans. D'après Gay Star News, le groupe tenait une bannière sur laquelle les mots « transactivisme efface les lesbiennes » étaient inscrits. L'une d'entre elles aurait même crié « un homme qui dit être une lesbienne est un violeur » et « seule des femmes peuvent être des lesbiennes ».  Le petit groupe de militantes s'est, d'après The Guardian, dispersé de lui-même après une dizaine de minutes. Ces femmes font partie du mouvement des Trans-Exclusionary Radical Feminist (TERFS, Feministes radicales excluants les trans), minoritaire mais très visible au Royaume-Uni ces dernières années. Celles-ci considèrent que les femmes trans ne sont pas de vraies femmes et militent activement pour leur exclusion. Les TERFS ont notamment réclamé la non-inclusion de femmes trans sur des listes politiques à 100% féminines. Un comportement qu'il est difficile de qualifier autrement que de transphobe.

Transphobie

« Transphobe », c'est justement la façon dont le maire de Londres Sadiq Khan a qualifié les militantes. L'élu travailliste ouvrait la Pride de la capitale britannique et en a profité pour rappler à PinkNews que la marche « était là pour célébrer la différence et l'incroyable communauté LGBT+ de Londres ». De nombreuses voix se sont également élevées lors de l'évènement, qui a réuni des centaines de milliers de personnes, pour protester contre l'intrusion des militantes. Sur Twitter, la journaliste et activiste trans Laure Kate Dale s'est indignée de l'absence de réaction de la police, pourtant présente aux alentours de la Marche. « Je ne resterais pas calme alors que l'on me dit que je ne suis pas la bienvenue en tant que lesbienne trans », écrit-elle. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes s'interrogent sur le fait que la Police n'ait rien fait pour disperser le petit groupe de militantes. Dans une explication transmise à Gay Star News, la Pride in London explique « qu'à cause des fortes chaleurs et dans l'intérêt de la sécurité de tous ceux qui participaient à l'évènement, la parade ne s'est pas arrêtée ». Le comité organisationnel de la Marche dit espérer que « les actions d'un petit groupe de personnes n'occultera pas les messages des 30 000 marcheurs et marcheuses du jour ».

Pride + England winning ? ? ?? ? by @regentstreetw1 @prideinlondon #pridelondon #pride #england?? #onlyinlondon . . . . . . . . #londonist #love #londontown #pridemonth #prideparade #ldn4all

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Soutien aux femmes trans

Au lendemain de la Pride londonienne, de nombreuses femmes lesbiennes ont voulu témoigner de leur solidarité avec les femmes trans et ainsi afficher leur opposition au mouvement des TERFS sur les réseaux sociaux, via le hashtag #LwiththeT. " ["post_title"]=> string(104) "« Les femmes trans sont des femmes » : le message projeté sur le ministère de la Justice à Londres" ["post_excerpt"]=> string(170) "Une action spectaculaire pour répondre aux activistes lesbiennes anti-trans qui ont bloqué la tête de cortège de la Marche des fiertés londonienne, samedi 7 juillet." ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(94) "les-femmes-trans-sont-des-femmes-le-message-projete-sur-le-ministere-de-la-justice-britannique" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2018-07-12 15:50:10" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2018-07-12 13:50:10" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(31) "https://www.komitid.fr/?p=11590" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [3]=> object(WP_Post)#15274 (24) { ["ID"]=> int(6690) ["post_author"]=> string(1) "3" ["post_date"]=> string(19) "2018-05-17 13:43:10" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2018-05-17 11:43:10" ["post_content"]=> string(3019) "« Pédé », « tapette », « tarlouze »... Ces insultes sont homophobes. Sauf pour une proportion non négligeable d'amateurs et d'amatrices de football. C'est en tout cas ce que révèle l'enquête « Les Français et l'homosexualité dans le football » menée par l'institut de sondage Ipsos pour l'association Foot Ensemble : un.e Français.e amateur.trice de football sur trois reconnaît tenir des propos homophobes devant un match. « Quand on regarde/assiste à un match de football, certaines expressions sont souvent employées comme "pédé", "tarlouze" ou "tapette". Vous personnellement, vous arrive-t-il de dire l’une ou plusieurs de ces expressions ? » : telle a été la question posée aux personnes sondées qui sont 34 % à avoir répondu « oui », « systématiquement », « souvent » ou « rarement ». La proportion passe à 25 % si l'on considère l'ensemble de la population française ; 58 % lorsque l'on s'intéresse aux personnes qui jouent au foot et regardent les matchs. Dévoilée jeudi 17 mai à l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, cette enquête montre surtout que les personnes qui reconnaissent employer ces insultes estiment qu'elles sont « sans rapport avec l'homosexualité ». Pire encore : on s'aperçoit que plus les personnes sont investies dans ce sport et moins elles estiment que ces insultes sont à caractère homophobe. amy poehler snl GIF

Et « enculé » ?

Interrogée par franceinfo sur l'absence de l'insulte « enculé » dans l'enquête, la directrice adjointe du département Tendances et prospective à l'Ipsos, Doan Pham, a expliqué : « Nous avons fait le choix de ne retenir que trois mots, parmi ceux qui peuvent choquer les personnes homosexuelles ». L'occasion de vous rappeler que la rédaction de Komitid s'est déjà employée à déconstruire l'utilisation de l'insulte homophobe « enculé » qui, oui, choque de nombreuses personnes homosexuelles. Regardez les explications de notre journaliste Fabien Jannic-Cherbonnel à ce sujet : " ["post_title"]=> string(105) "« Pédé », « tapette »... Un.e fan de foot sur trois tient des insultes homophobes devant un match" ["post_excerpt"]=> string(229) "Selon l'enquête Ipsos pour Foot Ensemble dévoilée à l'occasion de la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie, la même proportion considère que ces propos sont « sans rapport avec l'homosexualité »." ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(25) "football-homophobie-match" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2018-05-17 13:43:10" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2018-05-17 11:43:10" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(30) "https://www.komitid.fr/?p=6690" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [4]=> object(WP_Post)#15271 (24) { ["ID"]=> int(8697) ["post_author"]=> string(1) "6" ["post_date"]=> string(19) "2018-06-06 10:19:11" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2018-06-06 08:19:11" ["post_content"]=> string(2276) "Coup d'envoi d'une action en justice contre l'homophobie dans les stades de foot. À moins d'un mois du premier match de la Coupe du monde de football en Russie, les associations Mousse, Stop Homophobie ainsi que le Collectif Rouge Direct ont mis en demeure, ce lundi 4 juin 2018, la Ligue de football professionnel (LFP) afin de l'inciter à tenir ses engagements contre les chants et insultes homophobes parmi les supporters. Si ces trois organisations LGBT+ ne reçoivent pas de réponse dans les deux mois, elles porteront plainte contre la LFP.

Une situation qu'on laisse courir depuis des années

Mousse, Stop Homophobie et Rouge Direct rappellent qu'en 2011, Frédéric Thiriez, alors président de la LFP, avait déclaré « L’homophobie dans les stades et ailleurs, il faut que ça cesse ! », trois ans après que la Ligue ait signé une charte contre les discriminations (dont l'homophobie)... Les militant.e.s déplorent qu'aucune action concrète n'ait été mise en place par l'institution sportive depuis ces engagements publics à la lutte contre les discriminations homophobes dans les gradins. Une inaction qui laisse perdurer la violence de l'homophobie dans le milieu du football. Pour soutenir cette initiative, une cagnotte de soutien a été lancée sur la plateforme de financement participatif GoFundMe. À l'heure où nous écrivons ces lignes, 3 560 euros ont été récoltés, sur l'objectif de 10 000 euros espéré. " ["post_title"]=> string(94) "Carton rouge pour l'homophobie : 3 assos mettent en demeure la Ligue de football professionnel" ["post_excerpt"]=> string(212) "Lassé.e.s de l'inaction de la LFP envers l'homophobie dans les stades de football, des militant.e.s annoncent leur intention d'aller en justice, si la Ligue ne réagit pas à leur mise en demeure sous deux mois." ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(52) "carton-rouge-homophobie-ligue-football-professionnel" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2018-06-06 10:19:11" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2018-06-06 08:19:11" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(30) "https://www.komitid.fr/?p=8697" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [5]=> object(WP_Post)#15270 (24) { ["ID"]=> int(9310) ["post_author"]=> string(1) "5" ["post_date"]=> string(19) "2018-06-13 17:45:18" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2018-06-13 15:45:18" ["post_content"]=> string(2391) "« Je crois vraiment que Manchester United peut changer la face du football féminin pour toujours ». C'est par ces mots que Casey Stoney a annoncé sa nomination comme coach de l'équipe féminine de l'une des plus grandes équipes du Monde. Une équipe féminine qui reprend, après treize années d'absence. L'attaquante ouvertement lesbienne, qui est passée par les clubs d'Arsenal et de Liverpool, était auparavant assistante de l'entraîneur Phil Neville, sélectionneur de l'équipe féminine d'Angleterre. Forte d'une expérience de 18 ans de football, elle a tout de suite accepté la proposition du club : « c'est le plus grand club du monde, a-t-elle expliqué sur le site du Club, le fait qu'une équipe féminine se crée et que j'ai l'opportunité de lancer cela à partir de rien, de construire une équipe, une philosophie, avec le plus grand club du Monde, il n'existe pas pour moi de plus belle opportunité. » La joueuse âgée de 36 ans est mère de trois enfants qu'elle a conçus avec son épouse ex-footballeuse Megan Harris. Elle avait fait son coming out lesbien en 2014, inspirée par Tom Daley. Elle avait annoncé à l'époque son intention de boycotter les Coupes du Mondes de 2018 et 2022, celles organisées par la Russie et le Quatar... pas sûr que cette promesse soit en adéquation avec son nouveau contrat.  " ["post_title"]=> string(72) "Casey Stoney, nouvelle coach de l'équipe féminine de Manchester United" ["post_excerpt"]=> string(155) "Après 18 ans sur le terrain, l'ex-attaquante ouvertement lesbienne Casey Stoney devient coach de la toute nouvelle équipe féminine de Manchester United." ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(36) "casey-stoney-coach-manchester-united" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2018-06-13 17:45:18" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2018-06-13 15:45:18" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(30) "https://www.komitid.fr/?p=9310" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } } } -->

Britney, LGSM, pied de nez aux TERFS : retour sur les temps forts de la Pride de Brighton

Publié le

Fière, vénère et flamboyante, la marche des fiertés de Brighton est peut-être encore plus réputée que celle de Londres. L'édition 2018 nous fait bien comprendre pourquoi.

pride brighton solidarité personnes trans migrant.e.s lgbtphobies dans le football concert britney
Britney, LGSM, pied de nez aux TERFS : retour sur les temps forts de la Pride de Brighton - @theatrelee / Twitter

Non, bien que l’info circule à grande vitesse sur les réseaux sociaux, l’homophobe menaçant de poignarder les personnes venues prendre part à la Pride 2018 de Brighton est loin d’avoir été le seul évènement notable de la manifestation.

« Les femmes trans se sont battues pour moi ! »

Pour ne pas rester sur cette impression, nous vous proposons un retour sur les moments les plus marquants de la marche des fiertés de cette ville so queer en bord de Manche.

Vue comme plus militante que la pride de Londres, la manif arc-en-ciel de Brighton a en effet tiré son épingle du jeu avec un cortège de tête « L avec le T, ce n’est pas un débat  ». Ce bloc de manifestant.e.s a affiché avec flamboyance sa solidarité gouine-trans afin de faire un joli doigt d’honneur aux féministes trans-exclusives (TERFS) qui avaient pris le lead de la marche des fiertés de Londres, le 7 juillet dernier. Son slogan le plus mémorable ? « Nous n’allons pas nous cacher ! Les femmes trans ont commencé la Pride ! S’il vous plaît apprenez votre histoire ! Les femmes trans se sont battues pour moi ! ».

Ces fiertés qui n’ont pas de frontières

Naturellement, les membres de Lesbians and Gays Support the Migrants n’étaient pas loin. Profitant de l’évènement LGBT+, les activistes ont décidé d’épingler la compagnie aérienne British Airways, qui avait sorti les drapeaux rainbow pour l’occasion, dénonçant le fait qu’elle se rendrait complice d’expulsions.

Un bus de joueurs.ses de foot out ?

Pour faire écho à la Coupe du monde de football 2018 qui s’est récemment achevée en Russie, un bus dédié aux joueurs et joueuses de football out a pris part à la marche. Pour symboliser les LGBTphobies encore très présentes dans ce sport en particulier, et le silence qui en découle, le véhicule était vide. Une image forte qui n’a pas plu à tout le monde : la dénonciation de cette oppression si vive dans le foot nécessite-t-elle vraiment un shaming des personnes la subissant, n’osant pas sortir du placard par gain de paix ? Aucune réponse, seulement des questions persistent, après la mise en lumière, une fois de plus, de cette délicate problématique.

Britney et ses tubes

Les nouvelles joyeuses et légères pour la fin : devinez qui était là pour le concert de fin de la Pride de Brighton ?

Devant les quelques 57 000 personnes qui ont pu assister au concert, Britney Spears a rejoué ses plus grands tubes.