Le festival In & Out se déploie à Nice, Cannes, et Toulon pour un mois de septembre de films queers

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Le festival du film queer In & Out démarre mercredi 2 septembre sa neuvième édition cannoise, puis la 12ème édition à Nice le 10 septembre prochain avant une toute première fois à Toulon. En partenariat avec Komitid.

Image extraite de « Adolescentes », de Sébastien Lifshitz - DR

Le festival du film queer In & Out démarre dès le mercredi 2 septembre sa neuvième édition cannoise, puis la 12ème édition à Nice le 10 septembre prochain avant une toute première fois à Toulon, dès le 21 septembre, en partenariat avec le Théâtre Le Liberté dirigé par Charles Berling. L’occasion de décliner une triple programmation pleine de promesses et d’avant-premières. Le tout en partenariat avec Komitid.

Devenu une référence à Nice depuis plus de 10 ans, puis à Cannes quelques années après, le festival queer de la Côte d’Azur inaugure cette année un nouveau rendez-vous à Toulon.

En partenariat avec le Théâtre Le Liberté, cette création sous forme de biennale proposera un mariage inédit entre écrans et arts vivants.

Pour Benoît Arnulf, directeur artistique d’In & Out, tout s’est presque mis en place naturellement : «  Le Liberté a eu besoin l’année dernière, lors d’une programmation sur les thématiques LGBT, de spécialistes implantés dans la région sur ces sujets, ils ont fait appel à nous et, très vite, l’idée de faire quelque chose ensemble de façon régulière à Toulon s’est imposée. C’est une chance extraordinaire de pouvoir mettre en place un événement culturel queer qui marie les projections de films et les créations dans le domaine de l’art vivant même si, cette année, au vu des contraintes d’organisation liées au covid, nous allons avant tout privilégier des films qui sont liés aux arts vivants. Nous avons la chance d’accueillir Patric Chiha autour de son dernier film Si c’était de l’amour inspiré du travail de la chorégraphe Gisèle Vienne. Pour l’avenir, le rythme biennal est plus adapté à l’ambition du projet et aux rythmes de création dans les arts scéniques ».

En plus d’une représentation animée du Rocky Horror Picture Show avec la troupe parisienne No Good Kids du Studio Galande, l’étape toulonnaise baptisée Le Liberté + In & Out, proposera des tables rondes, des rencontres et des lectures ainsi qu’une sélection de films sortis récemment ou en avant-première. 

C’est d’ailleurs un film inédit qui sera la star des trois événements : le premier film du comédien Nicolas Maury (l’irrésistible Hervé de la série cinéphile Dix pour cent) intitulé Garçon Chiffon (photo ci-dessous) et qui met en scène le parcours de reconstruction d’un jeune comédien gay dont la vie prend l’eau de toute part et qui va se ressourcer chez sa mère (Nathalie Baye) dans le Limousin.

Image extraite de « Garçon chiffon », de Nicolas Maury – DR

 

Nicolas Maury qui interprète également le rôle principal de ce portrait fantasque sera à Cannes, accompagné du comédien Arnaud Valois, vu dans 120 Battements par minute et qui interprète son petit ami, pour présenter le film lors d’une avant-première organisée pour célébrer les 10 ans de la Queer Palm*. Le film de Nicolas Maury, officiellement sélectionné pour le Festival de Cannes 2020 qui n’a pas eu lieu, aurait en effet concouru pour le prix si tout s’était déroulé normalement. 

 

Image extraite du documentaire « Première Marche » de Hakim Aouti

L’événement cannois accueillera également une demi-douzaine d’avant-premières et deux invités pour accompagner leurs films : Hakim Atoui pour La Première Marche sur la première « pride » organisée en banlieue parisienne (photo ci-dessus)
et Christiane Spièro pour Les Reines de la nuit sur les artistes transformistes.

À Nice, une grande rétrospective sera proposée autour du travail du réalisateur Sébastien Lifshitz qui détient, selon Benoît Arnulf « le record du nombre d’invitations à In & Out à égalité avec la réalisatrice Céline Sciamma ».

L’occasion de se plonger dans l’œuvre riche du réalisateur que ce soit dans le domaine de la fiction (Presque Rien, Wild Side, Les Corps ouverts…) ou le documentaire avec Les Invisibles, Bambi ou ses deux œuvres encore inédites en salle Adolescentes et Petite Fille. Cette rétrospective sera accompagnée d’une programmation sur une thématique chère à l’auteur : « Trans is beautiful », et, en point d’orgue, Sébastien Lifshitz donnera une « classe de maître » à la cinémathèque de Nice. 

Image extraite de « Moffie », d’Oliver Hermanus – DR

À Nice comme à Cannes, les avant-premières seront nombreuses comme celles de Moffie (photo ci-dessus), deuxième long métrage du Sud-Africain Oliver Hermanus (Beauty) sur un jeune homme qui découvre son homosexualité lors de son service militaire dans les années 80 ou le très touchant Un Printemps à Hong-Kong sur l’amour entre deux seniors, un chauffeur de taxi marié et un veuf retraité.

 

In & Out à Cannes du 2 au 6 septembre, à Nice du 10 au 18 septembre et, pour la première fois, à Toulon du 21 au 27 septembre 2020

*Franck Finance-Madureira est le créateur de la Queer Palm.