Du Fhar aux collectifs trans, intersexes, queers et racisés, 50 ans de mobilisation associative LGBT+ en France

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Le paysage associatif français s’est énormément transformé en 50 ans. Komitid vous raconte l’histoire des associations LGBT+ de l’hexagone depuis les années 70.

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Tout le mouvement associatif ou presque célèbre le 50ème anniversaire des émeutes de Stonewall comme point de départ du mouvement LGBT moderne. Même si l’influence de cet événement reste indirecte en France, la mobilisation associative commence à émerger à partir des années 70.

Années 70 : Le point de bascule

Au début des années 70, c’est l’association Arcadie qui incarne à elle seule le paysage homosexuel français. Fondée en 1954 par l’austère André Baudry, ancien séminariste, Arcadie est à la fois une revue et un espace de rencontres, situé rue du Château d’Eau à Paris.

« Arcadie avait pour ambition de rassembler ce qu'André Baudry appelait le “ peuple homophile ” en une sorte de communauté »

Comme le rappelle Mathias Quéré, auteur de Qui sème le vent récolte la tapette (Tahin Party), l’association vaut mieux que la réputation de ringardise qui lui collera longtemps à la peau : « Loin de ce que la mémoire militante a pu en retenir, il est aujourd'hui important de souligner que la situation qu'ont affrontée les fondateurs d'Arcadie était particulièrement complexe et que loin de “ raser les murs ”, ils ont pris des risques conséquents pour  exister. Arcadie proposait un espace de sociabilité distinct et avait pour ambition de rassembler ce qu'André Baudry appelait le “ peuple homophile ” en une sorte de communauté. »

Le point de bascule intervient le 10 mars 1971 : l’interruption de l’émission de RTL, Allô Ménie, consacrée à l’homosexualité, par un groupe de militantes féministes et lesbiennes et qui donnera naissance au Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR).

 

Rupture générationnelle, politique et au delà

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  • phil86

    Le prétexte de l’homophobie ne peut pas servir à justifier les dysfonctionnements des associations LGBT et à les passer sous silence. Ce qui manque aux associations LGBT c’est l’éthique interne et cela ruine leur crédibilité. Perso je ne les soutiendrai plus.

  • phil86

    Désolé mais quand on est pris pour un con par une association malhonnête qui agit dans l’illégalité et s’en prend à une personne très investie qui a eu comme seul tort de se montrer critique envers les dirigeants de cette association cela prouve qu’il n’y a pas un fonctionnement démocratique ni respectueux et cela ne peut que décourager de s’investir dans ce milieu qui est d’ailleurs très mal perçu par les gay et les lesbiennes non militants. Si on ne peut pas émettre d’avis critique autant que cette association ferme boutique car elle contrevient par l’arbitraire qui y règne à l’esprit même d’une association LGBT. Quant à Komitid copie conforme de Yagg c’est un site militant et non journalistique car il présente une vision bisounours du milieu lgbt et non une vision objective et critique comme cela devrait être le cas pour un site de presse. C’est ce qui a fait couler Yagg. Moi j’attends autre chose d’un site de presse LGBT. Il n’est pas possible d’être à la fois militant et journaliste c’est contradictoire car la première casquette empêche d’exercer la seconde de façon éthique.

  • latins

    Phil86. Justement,vu cette homophobie ,raison de plus de ne rien lâcher, même si tout n’est pas parfait via les associations, mais il faut soutenir et avancer!!

  • phil86

    Komitid c’est du militantisme pas du journalisme.

  • phil86

    Le mouvement LGBT a perdu mon soutien puisque j’en ai été exclu de façon arbitraire sans motif et en toute irrégularité. Qu’il aille se faire voir ! Il est d’ailleurs fortement contesté parmi les LGBT. Le militantisme est trop souvent la tête dans le guidon incapable de recul et de remise en cause de ses propres modes d’action.

  • phil86

    Mariage acquis bientôt la pma quels seront les nouveaux horizons revendicatifs pour les assos militantes ? Car l’homophobie persiste malgré les avancées législatives.

  • francois-choquet

    C’est pas plutôt à Rennes, l’asso Ouest Trans ?
    Merci pour cet article !