« Nous vivons un moment historique » : on a assisté à la préparation de la toute première Marche des fiertés à Amiens

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Les personnes LGBT+ amiénoises s'apprêtent à défiler pour la première fois dans leur ville, samedi 22 juin. Harmonisation des prises de parole, flocage de t-shirts, écriture des pancartes… on a assisté à l'atelier de préparation de la Marche avec les bénévoles du collectif organisateur. Reportage.

Les bénévoles du Collectif organisateur de la première Marche des fiertés à Amiens, qui aura lieu le samedi 22 juin à partir de 14 heures - Philippe Peyre / Komitid
Les bénévoles du Collectif organisateur de la première Marche des fiertés à Amiens, qui aura lieu le samedi 22 juin à partir de 14 heures - Philippe Peyre / Komitid
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À peine cinq minutes que l'atelier a commencé et l'odeur de bombe de peinture et de marqueur a déjà envahi toute la pièce. Une petite vingtaine de bénévoles est regroupée dans le local prêté par l'Union syndicale Solidaires 80 (Somme) et s'affaire à préparer la toute première Marche des fiertés d'Amiens.

Il est 17 heures ce mercredi 19 juin et pas une seconde à perdre, le programme est chargé : il faut trouver des slogans pour chacune des lettres de l'acronyme LGBT+, écrire et peindre les dernières pancartes qui viendront s'ajouter à la quarantaine déjà réalisée, floquer la trentaine de t-shirts de l'association lesbienne et féministe Les Bavardes et harmoniser les discours de chacun.e des représentant.e.s des six associations organisatrices qui prendront la parole avant le départ du cortège samedi à 14 heures en face de la gare.

Pour être le plus efficace, l'organisation est réglée comme du papier à musique : par petits groupes, les bénévoles sont réparti.e.s sur les quelques tables à disposition. Ici on réfléchit à des slogans, là on donne des coups de bombe de peinture sur des immenses cartons avant de rentrer se mettre à l'abri de la pluie qui a débarqué d'un coup à grosses gouttes.

Préparation à la première Marche des fiertés, mercredi 19 juin - Philippe Peyre / Komitid

Préparation à la première Marche des fiertés, mercredi 19 juin - Philippe Peyre / Komitid

Laura, une jeune lesbienne de 19 ans étudiante en 2ème année de psycho, bénévole depuis un an pour Les Bavardes, s'occupe de floquer les t-shirts au fer à repasser. Elle qui a déjà défilé à la Marche de Paris est heureuse qu'un tel événement s'organise enfin à Amiens : « C'est une première, c'est vraiment génial. Ça représente beaucoup de choses pour moi qui me suis découverte lesbienne assez jeune. Là on sera tous au même endroit pour la même cause, c'est hyper émouvant », nous confie-t-elle.

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  • phil86

    Le milieu associatif LGBT est quand même hyper nombriliste et logiquement il ne s’en rend pas compte. Ça relève trop souvent de l’entre-soi

  • phil86

    Le weekend dernier j’ai participé avec un groupe catholique progressiste à une journée de marche d’échange de témoignage autour de l’acceptation de l’homosexualité au sein de l’Église catholique c’était un moment très fort en dehors de toutes actions militantes c’était vraiment une action de fond indispensable sont intervenus des gays des lesbiennes des parents d’enfants gays ou lesbiennes des religieuses et l’évêque qui soutient cette action était présent. C’est un travail de fond discret qui ne fait pas de bruit mais qui est très utile car il montre que des personnes catholique très éloigné des problématiques LGBT savent avancer et évoluer positivement et faire bouger de l’intérieur l’Église catholique qui en a bien besoin. Ce groupe est d’ailleurs la cible des milieux intégristes locaux et je trouve qu’ils sont hyper courageux. Hélas les asso LGBT sont trop souvent méprisante envers les LGBT catholique elle les ignore et ne sont pas en capacité de voir cette évolution. C’est le retour qui m’a été fait par certains participants très critiques envers le militantisme lgbt.

  • phil86

    Sur le militantisme je pense qu’une prise de recul et une réflexion interne est nécessaire car il y a de plus en plus de critiques envers les associations militantes qui sont de plus en plus mal perçue par les personnes LGBT extérieures. Être militant c’est trop souvent être la tête dans le guidon sans être en capacité de capter ce qui nous entoure sans capacité d’analyse de sa propre action et de ses propres paroles c’est aussi trop souvent de l’agressivité et cela est de plus en plus mal perçu.

  • phil86

    Personnellement je pense que la dictature du couple n’est pas émancipatrice c’est beaucoup trop souvent la négation de l’identité de chacun c’est la mort de la sexualité le plus souvent, si autant de couples se séparent ce n’est pas pour rien, beaucoup trop de gens se pourrissent la vie à vouloir absolument se retrouver en couple alors que en en vivant par soi-même libre indépendant autonome on s’épanouit bien plus, le couple est trop souvent un espace d’asservissement. Et la dépendance affective est très sclérosante. Bien souvent les couples restent ensemble à cause de cette dépendance et non pas par choix libre.

  • phil86

    Le milieu lgbt est est devenu hyper réac mariage gamin chien maison crédit piscine… et le taux de divorce sera bientôt aussi fort que chez les hétéros et en plus l’homophobie continue il faudra tout reprendre à zéro je pense que nous nous sommes fourvoyer en voulant singer le modèle hétéro