Un message « positif » ?

Si la lutte contre la transphobie est enfin nommée, l'enseignant en histoire-géographie en lycée professionnel remarque également que les personnes alliées sont largement sollicitées, une nouveauté : « C'est la première fois qu'on présente une campagne avec ces personnes qui pourraient témoigner en faveur des personnes discriminées. Plutôt que de présenter la victime ou l'agresseur uniquement, cela montre un côté plus positif ». Même lecture du côté du ministère qui, dans son communiqué, va dans le même sens : « En dénonçant les violences homophobes et transphobes, la campagne “tous égaux, tous alliés” véhicule donc un message positif qui invite à s’engager en faveur d’un climat scolaire plus propice au bien-être et à la réussite de chacun ». Cette façon d'interpeller toutes les personnes, sans se limiter à désigner un agresseur ou une agresseuse et une victime, se traduit par un guide en six points, comme une manière d'aller chercher plus d'engagement auprès de personnes qui peuvent ne pas se rendre compte du pouvoir qu'elles ont pour lutter. « Je fais attention à mes propos » qui « blessent, même quand ce n'est pas l'intention », « Je réfléchis à mes propres préjugés » sur les personnes LGBT+, « J'agis si un camarade est victime de discrimination… », etc. Des formulations « incisives », « assez intéressantes », estime Alexis Guitton. Au-delà du message porté par cette affiche et son aspect visuel « pas novateur et très passe-partout » aux yeux du représentant du Collectif, c'est surtout ce que l'on ne voit pas qui interpelle. « On est certes dans une campagne de sensibilisation, mais sans le reste, ça devient une campagne de communication uniquement », souligne Alexis Guitton.
« Sans le reste, ça devient une campagne de communication uniquement »
Par « le reste », l'enseignant pointe le besoin de former le personnel de l'Éducation nationale ou encore l'importance de l'éducation à la sexualité. « La formation initiale et continue des personnels, c'est une chose sur laquelle il va falloir vraiment aller », insiste-t-il. Le Collectif qu'il représente est associé « depuis peu » à un comité de pilotage sur le plan national de formation, « donc ça semble bouger un petit peu », espère-t-il. « Sur les problèmes de transphobie, on a des équipes complètement démunies pour traiter les situations discriminantes dans les établissements. Sans faire de dogmatisme ou de politique, on va avoir du mal à traiter les sujets quand on a un ministre qui dit qu'il faut retourner aux essentiels et qui pense prioritairement à supprimer des postes », lâche l'enseignant. Question éducation à la sexualité, le ministère a fait une recommandation de trois cours par année scolaire dans une circulaire diffusée à la rentrée 2018. « Des annonces ont été faites mais les choses changent peu », assure Alexis Guitton qui déplore que le ministère englobe tout autour de la notion de respect. « Il faut décloisonné ces questions-là », explique-t-il.

Risque d'une campagne « lettre morte »

Si le militant se veut optimiste par rapport à cette nouvelle campagne dont il sent la « volonté de la diffuser le plus largement possible », le représentant du Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire n'en demeure pas moins dans l'attente de mesures plus concrètes qu'une campagne d'affichage. « La campagne va être affichée dans les établissements, on va interroger nos collègues pour voir comment elle est diffusée. Mais il faut que les personnels soient formés et quand ils seront eux-mêmes sensibilisés et qu'on leur donnera des clés pour aborder les sujets, à ce moment là ils pourront retourner dans leur établissement pour utiliser cette campagne comme support d'un cours ou d'un projet d'établissement. Sans politique volontariste de formation et de sensibilisation des personnels, cette campagne sera lettre morte. » En témoigne (si besoin) la réaction de Bilal Hassani ce lundi 28 janvier sur France Inter. Le youtuber ouvertement gay qui représentera la France à l'Eurovision, longtemps discriminé en raison de son orientation sexuelle au collège, a confié être peu convaincu par ce type de campagne : « Quand je voyais les affiches à l'infirmerie de mon collège, j'avais pas l'impression que ça allait changer le comportement de mes camarades. » À bon entendeur. " ["post_title"]=> string(116) "« Ça suffit ! » : pourquoi la campagne de lutte contre l'homophobie et la transphobie à l'école ne suffira pas" ["post_excerpt"]=> string(333) "Le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse a dévoilé lundi 28 janvier une nouvelle campagne contre l'homophobie et la transphobie en milieu scolaire. Pour le Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire, sans mettre l'accent sur la formation des personnels, cette campagne « sera lettre morte »." 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Beaucoup de discriminations exprimées tournent autour du sexisme

On se rend compte que beaucoup de discriminations exprimées tournent autour du sexisme, qu'elles sont très liées à l'homophobie. C'est important d'essayer de déconstruire les stéréotypes liés au genre. Par exemple quand je dessine des personnages au tableau, si je fais des bonhommes bâtons, je ne vais pas reproduire les symboles qu'on voit pour les toilettes où la fille porte une jupe. Je vais faire les sigles homme femme. Forcément j'ai des réactions d'élèves qui s'interrogent du fait que je ne dessine pas de jupe à la demoiselle. J'explique que les femmes ne portent pas forcément des jupes ou des robes et que des hommes peuvent en porter. Ce qui me permet de faire un peu de culture et leur expliquer que par exemple, en Écosse ils portent des kilts. Je donne cet exemple là et ça ouvre la discussion sur le maquillage, la couleur rose, etc.

On se doit de rappeler à l'ordre lorsqu'un élève tient des propos LGBTphobes

Quand j'entends dire que les élèves n'ont pas à savoir ce qui relève de ma vie privée, je trouve ça hypocrite. Le simple fait de porter une alliance, le fait pour une femme d'être enceinte, ce sont des signes qui rendent visible la famille qu'il peut y avoir derrière un ou une enseignant.e. Même si moi je ne parle pas spécialement de mon orientation sexuelle, je ne la cache pas, les choses se font naturellement. Je sais que beaucoup d'enseignant.e.s ont peur d'être out car ils et elles craignent les réactions de leurs collègues et des élèves. Mais il faut permettre aux élèves de réfléchir sur une question et ce sans forcément les inciter à penser d'une façon ou d'une autre. On doit assumer ce rôle de faire des élèves de meilleur.e.s citoyen.ne.s et on se doit de rappeler à l'ordre lorsqu'un.e élève tient des propos LGBTphobes, rappeler que c'est interdit par la loi, qu'il peut y avoir des poursuites, des amendes.
Il appartient aux établissements de se mobiliser pour faire entrer ces sujets en leur sein
On a aussi des enseignements inter-disciplinaires dans lesquels on parle de harcèlement à l'école, de discriminations, on construit des projets autour de ces thématiques. On les pousse à réfléchir, à voir ce qui ne va pas, comment résoudre ces problèmes. Ouvrir les débats sur ces sujets, ça dépend aussi des établissements, c'est à nous enseignant.e.s de voir les représentations qu'il y a autour de nous, d'aller trouver les bonnes personnes pour venir discuter de ce genre de sujets. Il y a des choses qui sont faites, des gens qui sont là pour parler de tout ça, il appartient aux établissements de se mobiliser pour faire entrer ces sujets en leur sein. Moi je ne suis personne pour dire aux enseignant.e.s « soyez out », ça dépend de chacun. Je l'ai fait parce que j'ai cette visibilité sur Internet et je pense ce que je fais sur YouTube touche beaucoup les adolescent.e.s, d'avoir quelqu'un que l'on peut écouter et qui nous aide. L'année dernière, un élève est venu me voir et m'a remercié de faire ce genre de vidéos parce que ça l'avait aidé à s'accepter. Il ne faut pas oublier qu'en tant qu'enseignant, nous avons un rôle dans l'éducation des enfants. Ce n'est pas pour rien qu'on a un cours d'éducation civique pour faire partager les valeurs de la République. Les lois anti-discriminations existent, nous sommes là aussi pour les partager.   Propos recueillis et édités Philippe Peyre." ["post_title"]=> string(98) "« Ce n'est pas parce que je suis out que j'apprends à mes élèves à être le parfait queer »" ["post_excerpt"]=> string(184) "À 26 ans, Tino enseigne l'anglais depuis deux ans dans un collège de région parisienne. Pansexuel et out au sein de son établissement, il nous explique ce que cela change pour lui." 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3 questions à Léa de Rainboweek, festival LGBT+ dans les lycées d'Angers

Publié le

En amont de la marche des fiertés d'Angers 2019, un festival lycéen de sensibilisation aux luttes LGBT+ est organisé pour la première fois dans plusieurs établissements scolaires de la ville. Rencontre.

3 questions Rainboweek festival LGBT+ Angers lycees etablissements scolaires
3 questions à Léa de Rainboweek, festival LGBT+ dans les lycées d'Angers - Rainboweek / Facebook
Rainboweek, tel est le nom choisi par Léa Lambrun et Thomas Mousseau-Fernandez, élèves de terminale à Angers et militant.e.s queer en herbe, pour leur festival lycéen contre les LGBTphobies. La première édition de cette semaine de sensibilisation se déroulera du 13 au 17 mai 2019 dans plusieurs établissements scolaires de la ville, en amont de la marche des fiertés de la ville, prévue le 18 mai.
Au programme on trouve notamment une conférence sur l’histoire des mouvements LGBT « de Stonewall à nos jours », des expositions, un ciné-débat ainsi qu’un concert, en première partie de la soirée post-pride angevine.

Komitid : Comment est née l’idée de créer le festival Rainboweek ?

Léa : C’est début septembre que ça a commencé à nous travailler. Nous avions envie d’organiser quelque chose pour sensibiliser Angers et ses habitant.e.s aux LGBTphobies. C’est comme ça que nous avons décidé de créer cette semaine dédiée à la visibilité et à la défense des personnes LGBT+, car aujourd’hui encore, nous ressentons qu’elles sont beaucoup trop discriminées.

Comment s’est passée l’organisation d’un tel événement auprès des établissements scolaires d’Angers ?

La plupart des lycées nous ont reçu sans soucis, d’autres ont eu quelques difficultés mais qui, au final, se sont rapidement estompées grâce aux instances lycéennes telles que la Maison des lycéens et le Conseil de vie lycéenne. Au final, Rainboweek se déroulera dans six lycées de la ville : Jean Moulin, Chevrollier, Joachim dy Bellay, David d’Angers, Bergson, Mounier et même l’université d’Angers !

Nous avons travaillé avec Act Up Paris, Contact 49, Quazar, Trans Inter Action et le Collectif Luciole pour donner vie à ce festival. Ces associations nous ont accueilli à bras ouverts et leurs membres semblaient parfois très surpris qu’on leur présente un projet déjà bien construit et qu’on ait autant avancé.

Quelles réactions a suscité l’annonce du festival Rainboweek ?

On sent que les lycéen.ne.s sont à l’écoute et motivé.e.s ! On a ressenti une mobilisation des élèves et des établissements scolaires, mais nous ne pourrons réellement nous en rendre compte que durant cette semaine d’actions et d’échanges que nous avons organisée. Nous aimerions faire de Rainboweek un rendez-vous annuel, mais sur toute l’Académie de Nantes, et nous avons bon espoir, car une demande nous a déjà été faite !