« Ça suffit ! » : pourquoi la campagne de lutte contre l'homophobie et la transphobie à l'école ne suffira pas

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Le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse a dévoilé lundi 28 janvier une nouvelle campagne contre l'homophobie et la transphobie en milieu scolaire. Pour le Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire, sans mettre l'accent sur la formation des personnels, cette campagne « sera lettre morte ».

« Ça suffit ! » : capture d'écran de la campagne contre l'homophobie et la transphobie à l'école lancée le 28 janvier 2019.
« Ça suffit ! » : capture d'écran de la campagne contre l'homophobie et la transphobie à l'école lancée le 28 janvier 2019.
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Quatre ans après « L'homophobie n'a pas sa place à l'école », une nouvelle campagne contre les LGBTphobies en milieu scolaire a été rendue publique ce lundi 28 janvier. Le ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, l'avait annoncée mi-octobre, au plus fort de la vague d'agressions contre des personnes LGBT+.

« Moqueries », « Discrimination », « Insultes », « Rejet », « Agression »  : les cinq mots sont inscrits en lettres capitales blanches sur fond noir et constituent l'arrière plan de l'affiche.  Au premier plan sont inscrits un « Ça suffit ! » aux couleurs du rainbow flag et la formule « Je m'engage contre les violences homophobes et transphobes ». Le bas de l'affiche offre un autre slogan, « Dans mon collège/lycée, tous égaux, tous alliés » et invite toute « victime ou témoin d'insultes, de violence, de rejet » à venir en parler aux adultes de l'établissement et de prendre contact avec le « service d'aide anonyme et confidentiel ». Une phrase quasiment identique à celle qui figurait sur l'affiche de la campagne de 2015 (« L'homophobie n'a pas sa place à l'école »).

« On l'accueille plutôt positivement notamment parce que c'est la première fois qu'une campagne traite de la transphobie à l'école », se félicite Alexis Guitton, représentant du Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire, auprès de Komitid. « Le précédent gouvernement avait catégoriquement refusé de parler de transphobie par peur de refaire sortir dans la rue les mouvements de la Manif pour tous. »

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