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Australie : faillite d'un magazine de mariage qui refusait de montrer des couples homosexuels

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Les annonceurs ont lâché le magazine spécialisé. Dans un communiqué diffusé sur le site du magazine, le couple fondateur a justifié ne pas avoir voulu « créer une guerre sociale, politique ou juridique ».

Capture d'écran de la page d'accueil du site du magazine White - Whitemag.com
Capture d'écran de la page d'accueil du site du magazine White - Whitemag.com

Leur homophobie les aura conduit à mettre la clé sous la porte. Le magazine australien bi-mensuel White, spécialisé dans le mariage, a fait faillite après avoir été lâché par ses annonceurs, rapporte l’AFP. En cause ? Le refus des propriétaires de publier dans les pages du magazine des photos de couples homosexuels et ce près d’un an après que le pays a ouvert le mariage à tous les couples.

Luke et Carla Burrell, fondateur et fondatrice de White Magazine, ont justifié leur boycott des couples homosexuels par un refus de « créer une guerre sociale, politique ou juridique ». Dans un billet publié sur la partie blog de leur site samedi 17 novembre, le couple dit avoir été contraint de « choisir [son] camp » : « Au lieu de nous laisser l’espace nécessaire pour travailler sur nos pensées et nos sentiments, ou d’être prêts à engager des conversations courageuses pour vraiment entendre les histoires de chacun, certains nous ont juste demandé aveuglément que nous choisissions un camp. (…) Une campagne ciblant le magazine, notre équipe et nos annonceurs a été lancée. (…) Le résultat a été qu’un certain nombre d’annonceurs se sont retirés par peur d’être jugés ou en signe de protestation. », peut-on lire. Le tandem n’a pu que reconnaître le fait que leur magazine « n’est plus économiquement viable. »

Dans notre enquête publiée fin avril à l’occasion des cinq ans du mariage pour toutes et tous en France, le constat était sans appel : la presse spécialisée dans le mariage s’est dispensée de la moindre mention de cette date anniversaire dans les éditions printanières des publications, et encore moins de couverture.

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