Paris : la plaque en hommage aux derniers condamnés pour homosexualité à nouveau vandalisée

Publié le

La plaque commémorant Bruno Lenoir et Jean Diot, les deux derniers condamnés à mort pour homosexualité en France, a été recouverte de peinture noire et d'affiches homophobes.

plaque paris
La plaque rendant hommage aux derniers condamnés à mort pour homosexualité à été vandalisée dans la nuit du 5 au 6 août - Romuald Rousseau

C’est la deuxième fois cette année. La plaque commémorant l’exécution en 1750 des derniers condamnés à mort en France pour homosexualité, Bruno Lenoir et Jean Diot, a de nouveau été profanée dans la nuit du 5 au 6 août. C’est la deuxième fois que la plaque, située dans le IIe arrondissement, se retrouve défigurée en quelques mois. En mai dernier, une gerbe de fleur commémorative déposée par la Mairie de Paris avait été brûlée.

Cette fois, les vandales ont décidé de recouvrir l’œuvre de peinture noire, comme le prouvent les images envoyées à Komitid par Romuald Rousseau, un lecteur. Les auteur.e.s des faits ont également eu le temps d’ajouter des affiches expliquant  : « Pour faire un enfant : je suis un homme et pas un gay (sic) ». Une phrase à la grammaire douteuse, certes, mais au fond indéniablement homophobe. 

Les élu.e.s de la capitale ont d’ores et déjà réagi aux dégradations. Sur Twitter, Hélène Bidard, adjointe à la Maire de Paris chargée de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations, rappelle que « l’homophobie n’a sa place ni dans les rues de Paris ni ailleurs ! ». En juin dernier, ce sont les passages piétons arc-en-ciel du Marais qui avaient été vandalisés à plusieurs reprises.

  • dead-head

    Abonné depuis peu, je commence à le regretter.

    Je n’ai pas envie de continuer à payer pour des articles au français « douteux ». On écrit « Les élu.e.s de la capitale ont d’ores et déjà réagi aux dégradations » sans T à « réagi »‘, surtout quand on se moque du français « douteux » des vandales homophobes.

    De la même manière qu’on ne se moque pas d’une langue étrangère, surtout dans un article sur l’inclusion.