Agressions LGBTphobes à Paris : bientôt plus de transparence sur les chiffres officiels ?

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L'élue du 20e arrondissement Danielle Simmonet a formulé un voeu pour une communication publique des chiffres recensés par la préfecture de police de Paris concernant ces crimes et délits. Il a été adopté à l'unanimité par le Conseil de Paris.

L'Hôtel de Ville de Paris
L'Hôtel de Ville de Paris - edwin.11 / Flickr

Le Conseil de Paris a adopté à l’unanimité vendredi 4 mai un voeu formulé par la Conseillère insoumise Danielle Simmonet. L’élue du 20e arrondissement de Paris, qui s’est fait l’écho d’une revendication portée par l’association Flag !, a demandé à ce que la préfecture de police de Paris communique publiquement sur les chiffres concernant les crimes et délits commis contre les personnes LGBT+ dans la capitale.

Celle qui était à l’origine de la proposition visant pour Paris à utiliser les termes « parents 1 et parents 2 », a notamment rappelé les nombreuses agressions qui ont été rapportées récemment.

« On pourrait hélas démultiplier le nombre d’exemples des nombreuses autres agressions anti LGBT. Il faut prendre conscience que dans son rapport sur l’homophobie paru en mai 2017, SOS homophobie avait constaté une augmentation » des cas de LGBTphobies, a souligné Danielle Simmonet, pendant le débat au conseil de Paris.

« Pour que les services du ministère de l’intérieur puissent recenser l’ensemble de ces chiffres, il faut bien que la préfecture de police dans chaque département remonte ces chiffres (…) La connaissance sur Paris des chiffres de la Préfecture permettrait une meilleure prise en compte du problème et de ses évolutions afin de mieux combattre l’ensemble des agressions et infractions « anti-LGBT » », a complété l’élue.

Des arguments qui ont fait mouche, puisque le voeu a été adopté à l’unanimité par le Conseil. Reste que celui-ci n’a rien de contraignant.