La demande d'asile de Moussa, Guinéen bisexuel menacé de mort, à nouveau refusée

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Le jeune homme de 28 ans est menacé de mort dans son pays d'origine. Il compte faire appel de la décision de l'OFPRA dans le mois.

Après une forte mobilisation, Moussa obtient son statut de réfugié après plus d’un an de procédures
Rassemblement de soutien à Moussa à Paris le 3 mai 2018 - Antoine Henry Aides

« Éprouvé et fatigué. » La mauvaise nouvelle est tombée en début d’après-midi, ce jeudi 27 juillet. La nouvelle demande d’asile de Fodé Moussa Camara, un réfugié guinéen bisexuel, a été rejetée par l’Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides (OFPRA). Une décision « incompréhensible » pour l’association Aides, qui le défend.

L’histoire de Moussa, menacé de mort dans son pays d’origine, avait fait grand bruit en avril et mai dernier. Celui-ci avait failli a plusieurs reprises être expulsé vers la Guinée, alors que le jeune homme de 28 ans y risque la mort. Préfecture et pouvoir politique accusaient alors le jeune homme d’avoir menti sur son orientation sexuelle.

Une forte mobilisation autour du sort du militant d’Aides avait empêché son expulsion, mais il avait tout de même été condamné à deux mois de prison ferme et deux ans d’interdiction du territoire français.

Dernier appel

Reste que Moussa, épaulé par la Ligue des droits de l’homme et Aides, avait fait une nouvelle demande d’asile auprès de l’OFPRA, accompagné de nouveaux éléments attestants du danger qu’encoure le réfugié dans son pays d’origine. Des arguments qui n’ont visiblement pas convaincu l’institution.

Pour Antoine Henry, porte parole de l’association Aides, c’est « Une décision incompréhensible ».  « Moussa est extrêmement fatigué et éprouvé », explique-t-il à Komitid. Le jeune homme a d’ores et déjà fait part de son intention de faire appel de la décision auprès de la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA).

Compte tenu des délais, une décision le concernant devrait être rendue à la fin du mois de septembre prochain. En attendant Moussa pourra souffler un peu. Bénéficiaire d’un récépissé, sa présence sur le territoire français n’est pas illégale. Du moins jusqu’à la décision du CNDA.

  • expat

    Si il a menti, normal qu’il soit expulsé. D’ailleurs, j’ai lu sur e-llico.com que Moussa est bisexuel et il a une femme au pays. Qui vous dit, qu’une fois régularisé il ne demandera pas le regroupement familial pour faire venir sa femme.