Retour sur tout ce qu’on a vu de bien pendant le défilé de la «Manif pour tous» du 16 octobre

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Une action au siège de la «Manif pour tous», du trollage, un kiss-in, une grande opération de décollage… certain.e.s ont redoublé d'inventivité pour ne pas laisser la place aux homophobes…

Pendant que la « Manif pour tous » faisait sa balade digestive ce dimanche pour relier porte Dauphine à la place du Trocadéro, des militant.e.s, seul.e.s ou en groupe, ont décidé d’agir chacun.e à leur façon pour occuper l’espace, ou rappeler la dimension homophobe et transphobe d’un mouvement qui prétend défendre la famille. Retour sur ces actions.

« SIEGE DES LGBTIQ+PHOBIES NATIONALES »
Dimanche dans l’après-midi, un petit groupe de militant.e.s ont décidé d’aller rebaptiser le siège de la « Manif pour tous ». Dans la joie et la bonne humeur, et à grands renforts de paillettes, ils et elles ont accolé sur l’entrée d’un immeuble du XVe arrondissement, où l’organisation a ses quartiers, la plaque signalant le « Siège des LGBTIQ+phobies nationales ».


Photos Maëlle Le Corre

D’autres sont allées au beau milieu du cortège de la « Manif pour tous ». Le journaliste de BuzzFeed Jules Darmanin a par exemple rencontré Célia et Estelle venues voir la manifestation des anti-égalité de l’intérieur. Elle lui ont affirmé avoir été copieusement insultées :

La bête noire des homophobes était aussi de la partie et bien accompagnée : Charlotte de Bruges a sorti sa plus belle frange pour se fondre dans la masse… et on a hâte de lire son récit :

Des militantes Femen ont fait une action devant le cortège de la « Manif pour tous », armées de pancartes montrant Christine Boutin avec l’inscription « L’Eglise nous les impose, ça y est ils reviennent – Les fachos dans notre centre-ville ». Elles ont été expulsées avec violence par le service de sécurité de la manifestation, avant d’être emmenées par les forces de l’ordre. Elles ont passé plusieurs heures en garde à vue avant d’être relâchées.

A l’occasion de ce retour de la « Manif pour tous », l’Association des journalistes LGBT (AJL) a gardé un œil vigilant sur la façon dont les médias ont couvert l’événement et ont notamment interpellé certaines chaînes sur Twitter :


Loin des drapeaux roses et bleus, au kiss-in organisé en milieu d’après-midi par Jacky Majda place de la République, on n’a pas fait que s’embrasser : le rassemblement où se sont retrouvées quelques centaines de personnes s’est aussi transformé en die-in « en mémoire des personnes disparues et contre la récupération politique » à l’appel d’un collectif qui a pris la parole et a entonné des chants militants.

OPERATION NETTOYAGE
Dans la soirée qui a suivi, plusieurs associations se sont quand à elles lancées dans une grande opération de nettoyage des rues, comme l’Inter-LGBT :

L’association LGBT et féministe FièrEs a elle aussi arpenté les rues pour retirer affiches et autocollants tard dans la soirée. D’après une de ses porte-paroles, la police était encore bien présente aux abords du Trocadéro et a dressé des procès verbaux pour l’affichage sauvage des affiches de la « Manif pour tous ».


Photos Delphine de Fières