Paris va rendre officiellement hommage à la femme et artiste trans Coccinelle

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Une plaque en hommage à Coccinelle sera bientôt apposée dans Paris, le vœu en ce sens a été voté mardi soir au Conseil de Paris.

Yagg l’annonçait en exclusivité la semaine dernière. Le Conseil de Paris a adopté ce mardi 17 mai, à l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT 2016), un vœu afin de rendre hommage à l’artiste et femme trans Coccinelle.

Le vœu voté hier était porté par Raphaëlle Primet, Ian Brossat, Hélène Bidard, Nicolas Bonnet-Oulaldj et les élu.e.s du groupe communiste-Front de Gauche. Jacqueline, Charlotte Dufresnoy, alias Coccinelle, née à Paris en 1931, a fait l’essentiel de sa carrière d’abord chez Madame Arthur, puis au Carrousel. Le texte du vœu souligne que «l’apposition d’une plaque lui rendant hommage permettrait à la fois de célébrer son talent et de rappeler le combat de la Ville de Paris contre toutes les formes de discriminations touchant les personnes LGBT».

Ce vote du Conseil de Paris intervient moins de trois semaines après les déclarations de Marie-Pierre Pruvot, alias Bambi, sur Yagg en tant que rédactrice en chef d’un jour. Dans l’entretien qu’elle nous avait accordée et durant la conférence de rédaction du matin (à 14’30 » dans la vidéo), elle avait émis le souhait qu’on rende hommage à Coccinelle, qui a joué un rôle très important dans la visibilité des trans dès les années 50. Dans l’entretien, Marie-Pierre Pruvot déclarait: «Je voudrais qu’on mette une plaque dans sa rue pour honorer sa mémoire, là où elle est née. C’est quelqu’un de très important. Gallia dit: “Elle a tout inventé”. Et c’est vrai. Ce qui l’a précédé a toujours voulu se dire exceptionnel. Mais elle n’était pas du tout comme ça. Elle aidait les autres.»

Ce vœu s’ajoute à la démarche entreprise de son côté par Hervé Latapie, qui habite l’arrondissement où est née Coccinelle. On ne sait pas encore quel lieu sera choisi pour apposer cette plaque. Il faut en effet l’accord du syndic de l’immeuble, et soit son lieu de naissance, soit l’adresse du cabaret Madame Arthur ou celle du cabaret Le Caroussel, pourraient être choisis.

Pour mémoire, il y a déjà eu un précédent sur ce genre d’initiative. Interpellé en mars 2011 sur Yagg lors d’un chat avec les internautes sur la pose d’une plaque en mémoire des deux derniers homosexuels brûlés à Paris au XVIIIe siècle, Ian Brossat avait répondu positivement et c’est la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui avait dévoilé la plaque trois ans plus tard, rue Montorgueil, dans le IIe arrondissement, à l’endroit même où en janvier 1750, Bruno Lenoir et Jean Diot avaient été arrêtés avant d’être condamnés à être brûlés pour fait d’homosexualité.