Bye bye Donald Trump, les personnes LGBT+ ne vous disent pas merci !

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Tout à son slogan « Make America Great Again », Donald Trump, poussé par sa base électorale, et en particulier les groupes évangélistes, a mené une guerre sans merci aux minorités.

Donald Trump photographié de dos, lors d'un meeting dans l'Arizona en juin 2020 - Nuno21 / Shutterstock

Les images filmées du Capitole pris d’assaut par une foule de manifestant.e.s pro-Trump, des mouvances conspirationnistes et racistes, chauffés à blanc par le président lui-même et prêts à en découdre (cette attaque a fait cinq morts) ont fait froid dans le dos.

Quoi qu’en dise aujourd’hui Trump, qui a condamné ces violences au bout de deux jours, cette attaque contre la démocratie non symbolique, mais bien réelle, puisque le processus d’approbation de l’élection a été stoppé temporairement, est l’aboutissement de quatre années de présidence Trump, marquée par des charges inédites contre le Congrès, la presse, l’opposition.

Tout à son slogan MAGA (Make America Great Again), que beaucoup ont traduit par « Make America White Again », après huit ans à la Maison blanche du premier président noir Barack Obama, Donald Trump, poussé par sa base électorale, et en particulier les groupes évangélistes, a mené une guerre sans merci aux minorités.

Le mouvement Black Lives Matter, certes né en 2013 et dont deux des trois initiatrices Garza et Cullors se revendiquent queer, a connu une accélération sous la présidence Trump, et en particulier depuis la mort de Georges Floyd, assassiné par un policier en mai dernier, dans le Minnesota. Contre les manifestations de colère de la communauté noire, Trump n’a pas hésité à envoyer la garde nationale, ce qu’il s’est bien garder de faire mercredi 6 janvier lors de l’attaque contre le Capitole.

Les personnes LGBT+ ne disent pas merci à Donald Trump, et leurs organisations sont désormais nombreuses à demander sa destitution, même si le temps qu’il lui reste à la Maison Blanche est compté. Le 20 janvier, Joe Biden deviendra le 46e président des États-Unis. À l’heure du bilan de Trump, il faut rappeler toutes les attaques qu’il a lancées, parfois avec succès, contre les personnes LGBT+ (suivre ce lien). Et surtout contre les personnes trans.

Comble du cynisme. Celui qui restera comme l’un des présidents les plus LGBTphobes de ces dernières décennies, et qui a nommé à la Cour suprême des juges ouvertement hostiles à l’égalité des droits, ne manquait pas de faire la leçon à d’autres pays sur les droits LGBT+ !

Rien ne dit que cette présidence Trump qui s’achève. Plus de 76 millions d’Américain.e.s ont voté pour lui et il n’a peut-être pas dit son dernier mot. Mais pour l’heure, savourons à l’avance ce moment où il devra quitter la Maison Blanche. Plus que 13 jours à attendre.

 

  • badinguet

    bon débarra ! un fou qui dirige un grand pays par tweets ! en face, en Russie, un dictateur assassin ! pendant ce temps, les chinois profitent de l’Afrique, et des petits dictateurs maltraitent leurs peuples et mentent ! Angleterre, Pologne, Turquie, Brésil , Syrie, etc ! le monde ne va pas bien !

  • yaelle

    A ma connaissance, avant d’être ou ne pas être des LGBT+ ce sont des Démocrates. Nancy Pelosi n’est pas, à ma connaissance lesbienne, bi ou trans (et encore moins gay), Chuck Schumer n’est pas gay, ni bi (ni lesbienne), Ilhan Omar non plus, Alexandria Ocasio-Cortez non plus etc, etc, etc … En revanche, beaucoup de LGBT ont soutenu Trump et les Démocrates, qu’ils soient ou non LGBT+ ont déjà tenté un impeachment contre Trump en 2016.

    Il ne faut pas tout mélanger : la volonté d’expulser Donald Trump après des élections dont les résultats sont pour le moins douteux, par les Démocrates n’est pas une revendication LGBT+ et ne saurait s’inscrire parmi elles. C’est une attaque politique permanente qui s’est livrée chaque jour depuis 2016 (4 ans) avec une autre tentative d’impeachment à ce moment-là.