Reconfinement : N'oublions pas les personnes LGBT+ précaires !

Publié le

Cette nouvelle période de confinement, prévue pour durer au minimum quatre semaines, va encore toucher plus durement les personnes les plus précaires. La solidarité doit jouer à fond.

La Mutinerie, rue Saint-Martin, le 16 mars dernier, premier jour du confinement - Christophe Martet pour Komitid

Annoncée mercredi 28 octobre par Emmanuel Macron, cette nouvelle période de confinement, prévue pour durer au minimum quatre semaines, va encore toucher plus durement les personnes les plus précaires. La solidarité doit jouer à fond et même si nous sommes confiné.e.s, il faut continuer à prendre des nouvelles les un.e.s des autres.

Lors du premier confinement, on a pu constater que nous n’étions pas tout à fait tous et toutes égales face au virus. Une étude de l’Inserm a permis de mettre en lumière les facteurs de risques individuels et sociaux. Ainsi les personnes issues de l’immigration vivent beaucoup plus souvent dans des communes de forte densité et dans des logements surpeuplés. Elles ont aussi été plus touchées par l’épidémie.

Épidémie à deux vitesses

Parmi les personnes LGBT+, là aussi, nous avons affaire à une épidémie à deux vitesses. Au printemps dernier, les associations ont d’abord alerté sur le fait que les jeunes LGBT+ se retrouvaient enfermés dans un environnement familial parfois hostile. La ministre Marlène Schiappa avait d’ailleurs annoncé un plan d’urgence.

À l’autre bout, les personnes séniors sont souvent touchées plus durement par la solitude et aussi les discriminations. L’association Grey Pride avait notamment agi auprès des séniors lors du premier confinement.

Note salée

Du côté des établissements, la note devrait être encore plus salée que lors du premier confinement et il est à craindre que le milieu LGBT+ festif et convivial soit fragilisé à jamais.

Une autre action vient d’être réactivée. Il s’agit de la Plate forme solidaire TBPGIP contre le coronavirus sur Facebook.

Comme le faisait remarquer la directrice d’Acceptess-T, Giovanna Rincon, au printemps, lors de la table-ronde organisée en début de semaine par SOS homophobie, il existe un véritable « cumul de vulnérabilités ». 

Pendant le premier confinement, Komitid vous a informé largement sur les actions entreprises par les associations LGBT+. Il y a eu des distributions de nourriture et de produits de première nécessité organisées par le Fast.

Justement, Acceptess-T et le FAST ont décidé de réactiver la cellule de crise Covid19. Avec le soutien de la Mutinerie, des distributions alimentaires d’urgence seront organisés prochainement.

N’hésitez pas à faire un don !