À un an des municipales, Hélène Bidard défend le bilan de Paris sur les questions LGBT+

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Komitid a interviewé l'adjointe à la maire en charge de la lutte contre les discriminations pour faire le point sur les engagements de Paris dans la lutte contre les LGBTphobies. L'élue affirme aussi que les archives LGBT+ verront bien le jour cette année.

Hélène Bidard à la Marche des fiertés 2018 - Xavier Héraud
Hélène Bidard à la Marche des fiertés 2018 - Xavier Héraud
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Lutte contre les LGBTphobies, formation des personnels de la ville de Paris, gestion des archives LGBT+, organisation d'un prix international... les engagements de la ville de Paris sur les questions LGBT+ sont nombreux. En cinq ans, la maire de la ville Anne Hidalgo, ainsi que l'équipe municipale, ont multiplié les promesses et engagements sur le sujet. La majorité de gauche présentait même l'année dernière un plan, destiné à faire de Paris « la capitale des fiertés ».

D'un point de vue symbolique, difficile de reprocher grand-chose à l'équipe de la maire socialiste, qui semble remonter dans les sondages à un an des prochaines municipales. Du côté de l'Hôtel de ville, les réactions ont été unanimes et immédiates, à la suite de l'agression transphobe de Julia, survenue le 31 mars dernier place de la République. Et récemment, c'est la Maire qui annonçait sur Twitter que la députée brésilienne ouvertement bisexuelle Marielle Franco, assassinée il y a un an, donnerait son nom à un lieu parisien.

Un an avant les prochaines élections municipales, Komitid a décidé de faire le point avec Hélène Bidard, adjointe à la maire chargée de l'égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits humains. Entre visibilisation, héritage politique et actions concrètes, l'élue communiste revient sur les chantiers parisiens en terme d'égalité. Et promet, à nouveau, que les futures archives LGBT+ auront bien un local d'ici à la fin de l'année.

Komitid : Pourquoi avoir décidé de nommer un lieu d'après Marielle Franco ?

Hélène Bidard : Sa mort a été un choc, c'était une élue avec laquelle nous partagions beaucoup de convictions. Ce qui était important dans son combat, c'était sa lutte contre le racisme, les discriminations, les LGBTphobies et le sexisme, tout en étant une élue des quartiers populaires.

Nous avions commencé par mettre un portrait d'elle sur l'Hôtel de ville, ça avait été vu au Brésil et avait eu un impact politique là-bas. Entre temps la situation politique a changé là bas, plusieurs personnalités politiques sont d'ailleurs réfugiées ici. Jean Wyllys [ancien député ouvertement gay brésilien qui a récemment démissionné, ndlr] devrait également présider le prochain prix international de la ville de Paris pour la journée internationale contre les LGBTphobies. C'est pour toutes ces raisons que nous avons décidé de donner son nom à un lieu, qui sera annoncé le 15 avril prochain.

Ce n'est pas la seule personne LGBT+ qui aura bientôt son nom affiché dans un lieu parisien. Assumez-vous cette volonté de féminiser et visibiliser les LGBT+ dans l'espace public parisien ?

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