Découvrez les lauréats du premier Prix international pour les droits LGBT+ de Paris

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Le rendez-vous était donné à l'Hôtel de Ville pour célébrer le 17 mai, et le travail des militant.e.s LGBT+ à travers le monde.

Cérémonie du PAris Prize for LGBT Rights le 17 mai 2018 à l'Hôtel de Ville de Paris. / Fabien Jannic-Cherbonnel

« Paris est fier.e ». La Mairie de Paris a mis les petits plats dans les grands pour son premier Paris Prize for LGBT Rights (Prix international de la Ville de Paris pour les droits des personnes LGBTQI+) organisé ce 17 mai à l’occasion de la Journée internationale contre les LGBTphobies. Et c’est la maire de Paris en personne, Anne Hidalgo, qui est venue remettre les prix récompensant « des actions courageuses et inspirantes en faveur de l’égalité des droits ».

« C’est le rôle des autorités publiques que d’apporter ces réponses concrètes [pour les LGBT+] », a expliqué la maire de Paris, sous les dorures de l’Hôtel de Ville. L’évènement, insiste l’élue, vise à célébrer le travail des associations, « qui ont d’abord fait le travail » sur les questions LGBT+.


Deux prix ont donc été remis, le premier à destination de militant.e.s et d’organisations françaises et un deuxième pour l’international.

En France, c’est HandiQueer, une toute jeune association qui lutte contre le validisme, l’handiphobie et les LGBTQIphobies, qui remporte le prix. « Merci beaucoup à tous et à toutes », a réagi Maxence Lebret, trésorier de l’association. « Nous voulons lutter pour l’inclusion des personnes handi’ dans le milieu LGBT », a-t-il complété.

L’association Acceptess Transgenres, aussi nommée, repart néanmoins avec les éloges du jury et de Clémence Zamora-Cruz, la porte-parole de l’Inter-LGBT.

Surprise du côté international, les deux nommés ont été récompensés : victoire, donc, pour la Commission nationale des Droits humains des Gays et Lesbiennes du Kenya (NGLHRC) qui se bat pour les droits LGBT+ dans son pays, ainsi qu’Améén Rayhem, journaliste et militant trans au Liban, avec la Fondation arabe pour les Libertés et l’Égalité. « Je suis extrêmement honoré et choqué », a réagi Améén Rayhem, visiblement ému. « Je vais faire de mon mieux pour donner ce prix à mes frères et sœurs trans du Moyen-Orient et d’Afrique, sans eux je ne serais pas là. »

« Jour heureux »

Bien que solennelle, la remise de prix a aussi été l’occasion d’un petit fou rire, les services de la mairie de Paris n’ayant pas prévu assez de médailles pour le nombre de lauréat.e.s.

« Ce jour est un jour heureux, le message que ce prix envoie aujourd’hui est important », a expliqué Edwin Cameron, le président du jury. Le juge de la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud, militant de la première heure et orateur de la première Pride du pays en 1980, a fait le déplacement depuis l’Afrique du Sud.

Les quatre nommé.e.s auront été départagé.e.s par un jury paritaire, composé de militant.e.s français.e.s et internationaux un peu plus tôt dans la journée. On y compte notamment Stuart Milk, de la fondation Harvey Milk.

Politique au long cours

Ce Paris Prize for LGBT Rights s’inscrit dans une politique plus large des équipes de la Mairie de Paris en faveur de l’égalité des droits. La ville se prépare notamment à organiser les Gay Games en août prochain, après avoir adhéré en 2016 au Rainbow Cities Network, coalition des villes en faveur des droits des personnes LGBT+. « Vous pourrez toujours compter sur cette ville pour porter ces combats-là, en France mais aussi dans le réseau des villes francophones », promet la maire.

Le prix doit devenir un rendez-vous annuel, même si la capitale française entend passer les rênes aux associations LGBT+ dès l’année prochaine pour son organisation. Et Anne Hidalgo de rappeler, lors de son discours, qu’« une ville comme Paris est une ville où l’on vient comme on est. »

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