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« Derek Jarman, cinéaste queer » : le podcast cinéma du week-end

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Pas de DVD, de VOD ou de séries télé ce week-end, notre conseil cinéma du week-end, c’est un podcast. Dans la case « Une vie, une œuvre » de France Culture, Didier Roth-Bettoni revient sur la vie et la carrière du plus queer des cinéastes britanniques.

Le cinéaste britannique Derek Jarman à la Mostra de Venise en 1991
Le cinéaste britannique Derek Jarman à la Mostra de Venise en 1991 - Gorup de Bezanez / Domaine public

Le journaliste et historien du cinéma Didier Roth-Bettoni, auteur notamment de Sebastiane ou Saint-Jarman, cinéaste et martyre, publié aux éditions Erosonyx, était le plus à même de mener à bien la difficile mission de raconter Derek Jarman, sa vie et ses visions de cinéaste. Ce documentaire audio est une véritable mine qui s’adresse aussi bien aux connaisseur.seuse.s de l’œuvre du cinéaste anglais qu’aux néophytes.

Les extraits d’interviews de l’artiste, les témoignages d’ami.e.s et d’expert.e.s de son œuvre, les musiques et dialogues des films s’articulent merveilleusement (bravo à la réalisatrice Nathalie Battus !) pour dresser le portrait d’un homme à travers tout ce qui l’a construit : ses parents, le rapport à la religion, l’activisme gay, le combat contre le sida et Tilda Swinton, sa muse pour l’éternité. Derek Jarman, restera l’artiste anglais le plus queer de l’histoire, et sa lutte acharnée pour une visibilité, par l’art et loin de toute forme de compromission, fait vibrer son œuvre protéiforme d’une force particulière.

Derek Jarman est mort du sida en 1994 à 52 ans après avoir réalisé 11 longs métrages et des dizaines de courts et de clips. En ce 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida, l’hommage s’imposait.

Diffusé sur France Culture le samedi 1er décembre à 15h et disponible ensuite en podcast

 

Komitid avait consacré une série d’articles au patrimoine queer anglais à travers ses jardins, et notamment celui de Derek Jarman.