Parler de l'expérience de la minorité au grand public, le « pari » de Wendy Delorme dans son dernier roman

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Parentalité queer, expérience de la minorité, écarts générationnels… À l'occasion de la sortie de son quatrième roman, « Le Corps est une chimère », Wendy Delorme s'est longuement entretenue avec Komitid.

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Wendy Delorme - Daria Ivanova
Article Prémium

Onze ans après son premier livre Quatrième Génération (Grasset), l’autrice Wendy Delorme revient avec un quatrième roman Le Corps est une chimère (Au Diable Vauvert), récits croisés de sept personnages dans une France traversée par la question des personnes migrantes, des violences conjugales, et ébranlée par les débats sur le mariage pour tous. Après trois romans autofictionnels qui l’ont estampillée comme une voix majeure de la littérature queer en France, Wendy Delorme, 39 ans, a fait évoluer son écriture pour accoucher d’un roman choral, où chaque voix se connecte à l’autre par des liens parfois insoupçonnés : « Ça s’est fait sur un an et demi en fait. Avec ces sept personnages, j’ai habité avec eux dans ma tête. Comme des amis imaginaires. » Rencontre. Du vécu minoritaire au roman grand public Sur ces sept personnages, deux sont autofictionnels : « Il y a Maya, qui ressemble à la personne que j’étais entre 20 et…

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