Seulement, ces étincelantes particules minérales bariolées proviennent d’une exploitation minière sujette à controverse, puisque, parfois difficile à tracer, elle peut cacher l’exploitation d’enfants mis.es au travail. Et puisque Lush, dont la popularité semble souvent faire la pluie et le beau temps des cosmétiques conscients, a décidé de les abandonner… C’est quelque chose qui nous met forcément la puce à l’oreille pour faire nos choix. Le géant de la beauté naturelle et funky s’est donc tourné vers le mica synthétique, fabriqué en laboratoire, pour éviter à la fois les dangers des plastiques et la mise en danger d’enfants. Une association, The Responsible Mica Initiative, recense tout de même les bonnes et les mauvaises pratiques minières, afin d’informer les consommateurs et consommatrices.

Les paillettes en verre ?! La vraie-fausse bonne idée

Stuart Temple annonce que ses « paillettes naturelles » en verre sont les plus brillantes qui existent au monde. Elles ne sont pas en plastique, certes. Mais le verre peut tout de même mettre jusqu’à 4 000 ans pour se décomposer dans la nature ! De plus, comme le précise le site de vente de cet étrange matériau, ces paillettes de verre ne sont absolument pas prévues pour le contact avec la peau, à moins de vraiment tenir à se faire des échardes. Néanmoins, si Komitid prend le temps de vous les présenter, c’est parce que, bien collées, et vernies, elle seront parfaites (et inoffensives) pour des œuvres d’art, ou des costumes.

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Paillettes alimentaires : pas de caca de licorne à l’horizon !

Conçues à base d’agar-agar, produit gélifiant obtenu à partir d’algues, les paillettes alimentaires - que l'on trouve dans la majorité des boutiques et e-boutiques de cuisine - peuvent être envisagées comme solution de repli. Mais puisqu’elles sont pensées pour nous fondre dans la bouche, avec le reste des délices sur lesquelles elles sont saupoudrées, difficile de les imaginer résister contre notre peau durant toute une Pride sous le cagnard… En somme, il vaut sans doute mieux laisser ces éléments de déco culinaire dans la cuisine, en attendant de préparer un délicieux rainbow cake. Il n'en reste pas moins qu'essayer de s’en servir comme de paillettes classiques peut s’avérer amusant malgré tout, pour celles et ceux qui aiment les expériences insolites. Et si vous le faites, surtout, écrivez-nous, que l’on sache !

Et si on se réconciliait avec les confettis ?

Okay, on veut bien admettre que les confettis couleur pastel de notre enfance sont beaucoup moins glam’ que les paillettes. Mais, puisque ces éléments de fête sont en papier, pourquoi pas ? Après tout, le papier ne mettrait « que » de trois mois à un an avant de se désintégrer dans la nature… Mais quid des colorants et de leur impact sur l’éco-système ? En réponse à ces légitimes questionnements, il est aujourd’hui possible de trouver des confettis naturels, à base de fleurs séchées, sur des plateformes comme Etsy. Au vu des sélections proposées, nous sommes prêt.e.s à parier que remettre le concept de pot-pourri au goût du jour est possible. Peut-être pas pour une marche des fiertés, mais au moins pour une cérémonie de mariage

Paillettes biodégradables pour fiertés durables

Devant la prise de conscience globale de la pollution plastique et de ses conséquences mortifères pour notre planète, des petites marques éco-conscientes, cruelty free, voire vegan, voient le jour pour pailleter le monde autrement. Kath Senior, créatrice d’Eco Stardust - entreprise britannique fournisseuse de brillance verte depuis août 2016 - a confié à Komitid : « Il y a un vrai changement qui s’opère dans la société envers le plastique. La réponse du public à nos paillettes biodégradables est très positive, la majorité des gens sont très excités à l’idée de ne pas avoir à abandonner le concept de paillettes sans pour autant continuer de polluer notre planète, grâce à une vraie alternative. Avec l’arrivée de la saison des festivals, nous sommes très occupé.e.s et c’est vraiment génial de voir qu’autant de personnes sont prêtes à changer leurs habitudes ».

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Les paillettes biodégradables en question sont élaborées à partir de cellulose, extraites de plants d’eucalyptus, venues d’exploitations agricoles durables. Plus douces pour la peau que les paillettes plastiques et compostables très rapidement dans la terre, ou dans l’eau… elles résistent parfaitement à l’oxydation de l’air ainsi qu’au contact de larmes ou de transpiration, nulle inquiétude à avoir sur leur résistance pour un maquillage, ou une soirée de fête. Noemi Lamanna, co-fondatrice de la marque de paillettes écoresponsables british Eco Glitter Fun, fait appel à un fabricant extérieur, Ronald Britton, pour se fournir en paillettes (et confettis) biodégradables. Si le procédé de fabrication en lui-même ne dépend pas d’elle, elle tient à se démarquer en matière de flamboyance, avec le choix des formats, des couleurs et des mélanges proposés, pour montrer aux adoratrices et adorateurs de paillettes que les alternatives écolo ne sont pas moins cool que leur version plastique. D’ailleurs, elle a collaboré avec la convention Drag World de Londres en 2017, ainsi que la Queer Week parisienne en 2018, et espère pouvoir prendre part à plusieurs prides pour montrer que verdir sa scintillance est « une démarche beaucoup plus simple qu’on ne le croit ».

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Dans les foires aux questions des petites entreprises comme Eco Stardust ou Eco Glitter Fun, une inquiétude est clairement exprimée en ce qui concerne les colorants présents sur ces étincelantes particules de cellulose. Étant donné que ces produits de maquillage et de déco coûtent sensiblement plus cher que leur version mainstream en plastique, les consommateurs et consommatrices veulent être sûr.e.s du sérieux de leur démarche environnementale. Les revendeurs et revendeuses se veulent rassurant.e.s, annonçant des taux très faibles d’aluminium (maximum 0,1% dans certains des colorants utilisés), et des certifications américaines et européennes de compostabilité obtenues haut la main pour leurs produits. L’avenir ? Noemi Lamanna le voit briller de mille feux sans que cela ne blesse la planète, assurant que la demande de sa clientèle ne fait que croître de semaine en semaine, au-delà de toutes ses espérances : « Le fabricant travaille à nous fournir toujours plus de matière, et nous permettre de développer nos propositions. Et nous espérons que d’autres vendeurs et vendeuses fassent le choix responsable de passer aux paillettes biodégradables, comme nous l’avons fait », dit-elle, optimiste sur l’avenir des paillettes. « Ne laissez personne ternir votre éclat ! » " ["post_title"]=> string(98) "Scintiller sans froisser Mère Nature : tout sur les paillettes biodégradables et éco-friendly !" ["post_excerpt"]=> string(270) "Fin 2017, un avant-goût de fin du monde nous est tombé dessus lorsque nous avons soudain dû faire semblant de découvrir que les paillettes étaient nocives pour l’environnement. Mais pas de fatalité dans nos fiertés : des alternatives fort shiny se multiplient." ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(38) "paillettes-biodegradables-eco-friendly" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2019-06-07 15:00:07" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2019-06-07 13:00:07" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(30) "https://www.komitid.fr/?p=7622" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } } } -->

Déguisements transphobes, racistes, grossophobes, validistes... et si on faisait mieux pour Halloween 2018 ?

Publié le

« Politiquement correct », vous dites ? La chasse aux costumes oppressifs pour Halloween est surtout l'occasion de s'éduquer... et de faire travailler son imagination.

Halloween costumes deguisements transphobes racistes grossophobes a prescrire en 2018 et pour de bon
Déguisements transphobes, racistes, grossophobes... et si on faisait mieux pour Halloween 2018 ? - verocty / Shutterstock

Depuis le coming out de Caitlyn Jenner en 2015, le mois d’octobre devient chaque année le triste théâtre de transphobie crasse sur les sites marchands, rayon déguisements. Voilà trois ans que le même cirque recommence à l’approche des festivités d’Halloween : les associations LGBT+ et militant.e.s montent au créneau pour expliquer que se grimer en personne trans est transphobe, les revendeurs plient, mais ne rompent pas, et l’automne 2018 ne fait pas exception. On retrouve, une fois de plus, le visuel d’un homme cisgenre barbu censé représenter une femme trans dans une imagerie des plus caricaturales, ce qui renforce l’idée transphobe que les femmes trans seraient des hommes « déguisés » en femmes.

Par ailleurs, les activistes anti-racistes, anti-grossophobie et anti-validisme prennent aussi le temps, chaque année, de rappeler que les costumes traditionnels natifs américains, asiatiques, mexicains, la pratique du blackface, les faux handicaps ainsi que les fat suits (costumes de gros.ses) sont à proscrire. Ces costumes sont sont respectivement l’incarnation de l’appropriation culturelle, du racisme, du validisme et de la grossophobie, car ils tournent au ridicule les histoires et vécus des minorités pour le plaisir de personnes non-concernées et privilégiées. On s’abstiendra également d’enfiler un uniforme nazi (coucou Prince Harry).

« C’est le problème #SoyezLeChangement #PasTonCostume ».

« Arrêtez de jouer avec notre culture ».


« Halloween c’est sympa, ne rendez pas cette fête gênante. Ne vous déguisez pas en culture ou en race. Ne soyez pas un connard transphobe. Ne vous déguisez pas en maladie mentale ou en handicap. Ne soyez pas une blague sur le viol sur pattes. Et si vous avez un doute, dans l’idée de ne pas mettre tout le monde mal à l’aise, choisissez un autre costume. Genre un super fantôme, ou autre chose  ».

« Au lieu de vous déguiser en personnage gros pour Halloween en utilisant des coussins, grossissez pour de vrai ».

Déguisement d’Halloween « safe » : pas de problème, que des solutions

Mais sans tous ces costumes oppressifs, que nous reste-t-il ? Se demandent bien des âmes en peine sur les réseaux sociaux… Pas de panique, les personnes qui donnent de leur temps pour expliquer en quoi certains costumes ne sont pas acceptables ont aussi de nombreuses suggestions d’alternatives. Loin des sentiers battus…

L’occasion de rappeler qu’il n’y a pas que les déguisements effrayants ou comiques qui sont de circonstances pour Halloween. Rien ne vous empêche de miser sur le côté licorne de la force et de mettre des paillettes (biodégradables bien sûr), partout !

  • hecate

    Absolument pas, ça vient de samhain qui est une fête celte et païenne vieille de 3000 ans, on fête le solstice d’hiver.
    Bref faut arrêter avec l’appropriation culturelle à tout va, pour pouvoir s’approprier quelque chose il faudrait déjà savoir d’où vient la chose en question. SJW à la manque va!

  • bqtim

    Fêter Halloween en Europe est aussi de l’appropriation culturelle…