« On a complètement changé les paradigmes » : comment les acteurs de prévention s'organisent pour réduire les risques face au chemsex

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La consommation de drogues en contexte sexuel (chemsex) est une pratique qui touche particulièrement les hommes gays et bisexuels. Les données manquent, mais on compte les morts. Entre témoignages de concernés et d'intervenants sur le terrain, enquête sur les leviers pour réduire les risques.

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« Il faut apprendre aux gens à consommer proprement et mieux ». À 21 ans, Joshua* défend un discours peu commun lorsqu’on entend parler de chemsex. Exit les discours alarmistes et anxiogènes qui ne font selon lui, qu’accroître deux choses : la culpabilité et le silence. Il faut dire que ce jeune gay francilien revient de loin : entré dans la pratique du chemsex à 17 ans, il lui a fallu une volonté de fer et une bonne dose de réflexion face à lui-même pour sortir du schéma d’addiction dans lequel il s’était enfermé. « C’était pendant une partouze,  j’étais chez des mecs qui s’injectaient, ils m’ont proposé », se souvient-il pour Komitid. Très vite, coucher avec des mecs sans drogue ne l’a plus attiré. « Je cherchais toujours la drogue, je suis tombé pas mal dedans pendant un an, je consommais tous les week-ends, je baisais avec n’importe qui tant qu’il y avait du produit avec  ».…

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  • arnosa

    bel article (enfin!): bravo.
    reste a savoir pourquoi nous sur consommons: mal etre? l’usage est liè au sexe, mais anhile toute capacite sexuelle…