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De plus en plus saturé, le centre de santé sexuelle Le 190 tire la sonnette d'alarme

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La situation ne s'arrange pas pour le centre de santé sexuelle Le 190, qui ne peut plus répondre à la demande.

Logo du centre de santé sexuelle parisien Le 190
Logo du centre de santé sexuelle parisien Le 190 - Le 190

Alors que Le Monde publie une enquête sur le chemsex (le sexe sous drogues) dans la communauté gay, le centre de santé sexuelle parisien Le 190 met en garde sur la saturation de ses consultations avec des psychologues et des addictologues.

Impossible de faire face à la demande à une heure où les besoins sont pourtant considérables en termes d’informations, de réductions des risques et d’accompagnement des usagers de drogues. Dans son enquête, Le Monde évoque des estimations qui comptent entre 35 et 40 décès liés au chemsex en 2016 et 2017.

Mêmes inquiétudes avec la PreP

Début février, Le 190 tirait déjà la sonnette d’alarme en indiquant qu’il ne pouvait pas accueillir de nouveaux et nouvelles patient.e.s pour des consultations pour la PreP. « Nous avons dépassé les 600 patients PrEP pour seulement 3 médecins à temps plein. Les délais d’attente pour un premier RDV ne sont plus raisonnables pour une prise en charge rapide de cet outil plus qu’efficace », indiquait alors le centre sur Twitter.