Nadine Morano réaffirme son homophobie en un tweet façon Minute
Au menu de sa nouvelle déclaration LGBTphobe ? Le bingo réac habituel : « pauvre France », « décadence », « exhibition » et « irrespect ».
Après avoir dit tout et son contraire, mais surtout beaucoup d’âneries, durant les débats précédent l’ouverture du mariage à tous les couples… Nadine Morano nous montre à nouveau ses vraies couleurs.
Reprenant la photo ayant illustré la tristement célèbre couverture homophobe de Minute, publication d’extrême droite, contre le mariage pour tou.te.s en 2012, l’ancienne ministre et députée européenne a estimé, dans un tweet, que les drapeaux rainbow (par ailleurs critiqués pour pinkwashing) affichés sur l’Assemblée Nationale étaient une marque d’irrespect.
Côté champ lexical ? Elle n’y va pas par quatre chemins et évoque « décadence » et « exhibitions ».
Tandis que revoilà le point « plume dans l’cul »
Nadine Morano, LGBTphobe de la première heure, n’avait sans doute pas été aussi cash pour exprimer sa proximité avec l’homophobie si chère à la fachosphère depuis un moment. Mais on constate qu’elle a ses mots préférés : en 2008, elle qualifiait déjà la Pride de « fête exhibitionniste », fustigeant les « types en porte-jarretelles dans les rues ».
Sur Twitter, les réactions énervées à cette nouvelle sortie de la secrétaire départementale des Républicains en Meurthe-et-Moselle n’ont pas tardé à pleuvoir (dont le regrettable lot de propos sexistes habituel).
À l’heure où nous écrivons ces lignes, ce post est toujours en ligne. Peut-être faudrait-il rappeler à Mme Morano qu’en 2014, Minute avait été condamné à verser une amende de 4 000 euros pour injure et incitation à la haine, ainsi que 3 000 euros de dommages et intérêts à l’association SOS Homophobie pour son utilisation de ce même cliché ?
- Le gouvernement Bayrou déplait fortement aux militants LGBT+
- « La Manif pour tous » au gouvernement ? Les droits acquis seront « préservés », assure Barnier
- Quand Michel Barnier votait contre la dépénalisation de l'homosexualité en 1981
- Un chef du GUD condamné à 1.440 euros d'amende pour injure publique et menace de mort
- Transidentité des mineurs : le Sénat adopte un texte LR décrié visant à interdire les transitions des mineurs