Chili : le Sénat approuve le mariage pour tou·tes, retour à l'Assemblée

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Au Chili, les sénateur·trices ont approuvé mercredi 21 juillet un projet de loi pour autoriser le mariage des couples de même sexe. Il doit maintenant passer à l'Assemblée nationale en deuxième lecture.

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Le drapeau du Chili et le rainbow flag - Yuriy Boyko / Shutterstock

Les sénateur·trices chilien·nes ont approuvé mercredi 21 juillet un projet de loi autorisant le mariage pour tou·tes, qui doit désormais passer en deuxième lecture à l’Assemblée nationale.

Le texte, déposé au Parlement en 2017, a été approuvé par 28 voix pour, 14 contre et zéro abstention. Le projet de loi avait été déposé par le gouvernement sous le deuxième mandat de la présidente de gauche Michelle Bachelet (2006-2010, 2014-2018).

Son successeur, le président de droite Sebastian Piñera, dont la majorité s’opposait jusque-là au texte, a décidé début juin, à la surprise générale, de l’inclure dans les projets devant être débattus en urgence au Parlement.

« Nous voulons aller vers un pays qui agit avec d’autres valeurs, qui avance dans la justice et dans l’éradication de toutes les formes de discrimination  », a déclaré la présidente de la Chambre haute, la sénatrice démocrate-chrétienne Yasna Provoste, qui a voté en faveur du texte.

«  Le mariage dans son essence est l’union entre un homme et une femme avec la possibilité de procréer, alors que les relations homosexuelles sont une catégorie différente car elles n’ont pas la possibilité de procréer  », a fait valoir le sénateur Manuel José Ossandon du parti Renouveau national, au pouvoir, défavorable au projet.

Mêmes droits

Le projet de loi dispose que la loi sur le mariage, actuellement axée uniquement sur les couples de sexe différent, soit étendue aux couples de même sexe et que ces derniers bénéficient des mêmes droits que les couples hétérosexuels, y compris pour l’adoption et la filiation des enfants.

Depuis 2015, un pacte d’union civile est en vigueur au Chili, auquel ont été conférés la plupart des droits du mariage, à l’exception de la possibilité d’adoption pour les couples de même sexe.

Avec l’AFP