Le Qatar pousse le pinkwashing à un niveau stratosphérique

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« Ce pays a bien compris l'intérêt de montrer au monde une façade LGBT friendly. »

Qatar
Vue de Doha, la capitale du Qatar - Jarretera / Shutterstock

L’information est passée plutôt inaperçue. Les drapeaux arc-en-ciel seront autorisés dans les stades de la Coupe du monde de football en 2022. Le Qatar a déclaré qu’il se conformerait aux règles de la FIFA promouvant la tolérance et l’inclusion lors des matches.

Comment pousser plus loin le pinkwashing ? Rappelons quelle est l’état des droits LGBT+ au Qatar.

L’homosexualité est illégale au Qatar, avec une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et une amende pour les hommes consentants, et pourrait entraîner la peine de mort pour les musulmans en vertu de la charia. La loi ne mentionne pas explicitement les relations de même sexe entre femmes. Ni le mariage des couples de même sexe ni les partenariats civils ne sont autorisés et se battre pour les droits LGBT+ est aussi illégal. 

Le rapport 2019 sur les droits humains du Département d’État américain sur le Qatar montre comment les personnes LGBT+ y « cachent en grande partie leur orientation sexuelle, leur identité de genre […] en raison d’un modèle sous-jacent de discrimination ».

Nous avions déjà évoqué cette question du pinkwashing qatari il y a quelques mois mais elle revient aujourd’hui sur le tapis car c’est dans un an à peine que la Coupe du monde doit se tenir dans cet émirat et que les réactions hostiles ne se font pas entendre.

Mais ce pays a bien compris l’intérêt de montrer au monde une façade LGBT friendly. On appelle cela le soft power et ce pays richissime sait s’y prendre en la matière. Mais toujours avec cette dose de cynisme qui fait froid aux yeux. Ainsi, des internautes se sont étonné.e.s en 2019 que la chaîne AJ+, propriété de l’État qatari, célèbre la fierté LGBT en juin de cette année. Ils et elles soulignent le paradoxe que la chaîne discute et encourage la reconnaissance des droits LGBT+ en dehors du Qatar tout en censurant ces contenus au Qatar.

Ainsi, en 2018, ABC révélait que le Qatar avait supprimé de l’édition de Doha du New York Times un reportage sur le sort réservé à la communauté LGBT+ dans ce pays.

La une du New York Times censurée – ABC

Au delà de l’attitude du Qatar, il faut interroger celle de la Fifa mais aussi des athlètes. Comment accepter que cette organisation mais aussi les sportif.ve.s laissent faire.

Comparaison n’est pas raison, mais de nombreux travaux d’historiens ainsi que des films ont montré comment Hitler et le régime nazi s’étaient servi des JO organisés en Allemagne en 1936, pour montrer une image « sympathique » totalement fausse du pays.

Au dela du Qatar, cette information qui semble assez banal permet de mettre en lumière les stratégies de plus en plus habile des états pour utiliser l’arme du pinkwashing.

  • genyem

    Bonjour, vous n’avez pas eu le temps de vous relire avant de poster cet article ?
    J’allais dire brouillon, plutôt qu’article, même, tant le style est pataud et les fautes ….:
    information => banalE
    stratégies => habileS
    Quant à une information qui fait … « froid aux yeux » ..? vraiment, froid aux yeux..?
    « Froid dans le dos », c’est assez fréquent, mais aux yeux….
    C’est bien de dénoncer le pinkwashing, ce serait encore mieux si vous vous appliquiez un peu de bescherelle-washing ?