« Être avec une fille, c’était d’un naturel ! » : l'escrimeuse Julie Mienville fait son coming out

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À vingt-quatre ans, Julie Mienville fait partie des meilleures escrimeuses françaises. Le temps d’une matinée, Komitid a rencontré la sportive se revendiquant “queer” pour parler haut niveau et homosexualité dans le sport.

L'escrimeuse Julie Mienville - Teresa Suarez pour Komitid
L'escrimeuse Julie Mienville - Teresa Suarez pour Komitid
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Au début, ses mains s'agitaient nerveusement sur la pointe de son fleuret et elle répondait en regardant ses pieds. Maintenant elle se marre, toutes dents dehors. « J’habite à Paris depuis des années », lance à la volée Julie Mienville, « mais la semaine dernière, c’était la première fois que j’allais à la Mutinerie ! Je suis tellement en retard, j’ai honte ! ».

Quelques heures avec l’escrimeuse française nous ont déjà appris une chose. Elle cumule et pour réussir de front ses études et sa carrière sportive, a dû faire des choix drastiques. Deuxième découverte : elle possède un impressionnant talent pour positiver. « Je suis blessée depuis quelques semaines », illustre-t-elle. « Rien de grave mais c’est fini pour la saison. C’est bien, ça me permet de découvrir d’autres choses ! »

Cette escrimeuse de 24 ans a choisi Komitid pour faire son coming out médiatique. Un geste fort et encore trop peu fréquent dans le monde du sport.

Premières armes

Retour en arrière. Il est dix heures trente, un vendredi de mai. Julie nous a donné rendez-vous à l’Institut National du Sport de l’Expertise et de la Performance (Insep). L’imposant complexe de 28 hectares, en plein cœur du bois de Vincennes, accueille les meilleur.e.s sportifs et sportives françaises toutes disciplines confondues. Julie Mienville fait partie des dix meilleures fleurettistes (le fleuret est une des trois armes de l’escrime) françaises. « L’année dernière, j’étais cinquième », précise-t-elle en venant nous chercher à l’entrée de l’Institut.

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