Rencontre avec le réalisateur Cédric Le Gallo et les acteurs des « Crevettes Pailletées »

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« On parle souvent de l’humour gay, des fêtes gays, … mais on ne le voit jamais sur grand écran ». Komitid a rencontré Cédric Le Gallo, Alban Lenoir et Geoffrey Couët, l’équipe des « Crevettes pailletées ».

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Cédric Le Gallo et Maxime Govarre, réalisateurs du film « Les Crevettes Pailletées » - Thibault Grabherr
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Avec Les Crevettes pailletées, on touche du doigt le Priscilla à la française. Pas dénué de défauts et pas révolutionnaire non plus, le film a deux mérites : faire un état des lieux assez pertinent de la diversité des gays français et ne pas se prendre au sérieux. Pour en savoir plus sur la genèse de cette comédie, Komitid a rencontré Cédric Gallo, co-réalisateur du film, ainsi que les comédiens Geoffrey Couët, déjà croisé dans Théo et Hugo dans le même bateau, et Alban Lenoir.

Comment est né l’idée des Crevettes Pailletées ?

Cédric Le Gallo : De ma vraie équipe de waterpolo gay au sein de l’association Outsiders ! Et en injectant un peu de fiction avec Maxime Govarre, mon co-auteur et co-réalisateur, pour que cela ne soit pas un documentaire. Notre équipe s’appelait Shiny Shrimps qu’on a traduit Crevettes pailletées pour le film. Les maillots de bain du film sont nos vrais maillots de bain dessinés par Cyril, un des membres de cette équipe dans laquelle j’ai débarqué il y a huit ans un peu par hasard. Avant, je n’avais que très peu d’amis gays et je ne réalisais pas à quel point c’était important. J’ai découvert cette bande et ce sont devenus mes meilleurs potes, on fait les 400 coups. Ce sont les gens que je vois le plus entre les entraînements du mercredi et les nombreux tournois, on part même en vacances ensemble. J’ai vraiment compris l’importance de ce petit cocon pour partager nos problématiques d’hommes gays. J’étais journaliste et je faisais du théâtre en amateur quand j’ai fait une petite série pour Canal+ qui s’appelait Scènes de culte. J'ai adoré dirigé ce programme court, je me suis dit que c’était vraiment ce que je voulais faire. J’ai cherché un sujet et j’en ai parlé à un producteur qui m’a dit « mais c’est ton équipe qu’il faut que tu racontes ! » C’est vrai qu’on est une équipe aux profils variés : tous les âges, tous les milieux sociaux … Rien que ça, c’était une promesse cinématographique de personnages hauts en couleurs, de conflits, de rires. Et surtout, comme dans le film, et parfois plus encore, on est assez délirants, on se déguise, on fait des chorés, on a 14 ans et demi.

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