Plus de 100 jours après l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro, la peur domine dans la communauté LGBT+ au Brésil

Publié le

Plusieurs personnalités LGBT+ interviewées au Brésil confient la même sidération et partagent le même sentiment d'avoir changé d'ère.

La Casa Um accueille les jeunes LGBT+ à Sao Paolo depuis 2015 - DR
La Casa Um accueille les jeunes LGBT+ à Sao Paolo depuis 2015 - DR
Article Prémium

Trois mois et demi après son arrivée au pouvoir, le président brésilien Jair Bolsonaro n'a entrepris aucune action qui profite à la population. Les erreurs successives et la mauvaise gestion de son équipe ont fait de l’actuel président du Brésil une farce. Les décisions sont annoncées sur Twitter et l'équipe est démantelée chaque jour, avec des secrétaires et des ministres qui ne se comprennent pas, qui retardent les décisions et ne reçoivent pas le soutien du congrès, ni de la population. La baisse de popularité est de plus de 25% parmi son propre électorat et Bolsonaro doit décliner l'invitation des universités et des institutions du pays à cause des manifestations contre lui.
Déjà en octobre dernier, Komitid avait rencontré des personnalités LGBT+ avant le second tour et la crainte de l'arrivée au pouvoir de Bolsonaro était manifeste.

Pour cette nouvelle série d'entretiens, nous retrouvons plusieurs de ces personnalités afin de connaître leurs impressions sur les trois premiers mois de ce gouvernement et sur leurs attentes pour l'avenir. Ce sont des visions différentes, des couches sociales différentes, ainsi que des désirs différents, mais qui mènent, sans exception, à un dénominateur commun : la peur. Le sentiment d'insécurité de ne plus avoir de politiques publiques de protection des personnes LGBT+ établit un présent et un avenir de doute et de reconfiguration de la lutte et de la résistance.

La suite de cet article est réservée aux abonné•e•s.
Pour continuer la lecture, veuillez vous identifier ou abonnez-vous à partir de 1€.