« Genèse », un film québécois sensible sur les amours adolescentes

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Signé du réalisateur Philippe Lesage, ce long métrage est à la fois simple par sa volonté d’être dans un récit direct, naturaliste, et ambitieux par l’ampleur de son propos et de sa mise en scène.

Théodore Pellerin et Noée Abita dans « Genèse », de Philippe Lesage - Shellac Distribution
Théodore Pellerin et Noée Abita dans « Genèse », de Philippe Lesage - Shellac Distribution
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Dans Genèse, deuxième long métrage de fiction de Philippe Lesage, le réalisateur québécois qui a fait ses armes dans le documentaire s’intéresse à trois parcours amoureux. Celui de Guillaume, lycéen qui fait face à la naissance de ses sentiments pour son meilleur ami, celui de Charlotte, sa demi-sœur d’à peine 20 ans qui délaisse son petit ami pour vivre une expérience avec un garçon plus âgé, et, en guise d’épilogue, celui du jeune Félix, 14 ans, qui connaît ses premiers émois dans la douceur estivale d’une colonie de vacances. Komitid a rencontré le réalisateur et Théodore Pellerin (Guillaume), l’acteur québécois aperçu dans Boy Erased et dont la côté grimpe en ce moment à Hollywood.

Genèse est un film à la fois simple par sa volonté d’être dans un récit direct, naturaliste, et ambitieux par l’ampleur de son propos et de sa mise en scène. Philippe Lesage, le réalisateur, a fait une nouvelle fois appel à ses expériences et ses souvenirs pour dessiner les contours de ces destins croisés, comme il le confie à Komitid : « La démarche à la base de mon premier film Les Démons (2016) et des trois histoires de Genèse, c’est avant tout de puiser dans ma vie personnelle, je peux même dans ce cas dire que le miroir est presque séparé en trois. De nombreux éléments de la vie de Guillaume sont inspirés de mon adolescence dans un collège comme celui du film avec notamment des professeurs comme ceux décrits dans le film. Pour Félix qui était au centre des Démons et qui revient à la fin de Genèse, j’ai vécu sensiblement la même histoire dans une colonie de vacances. Pour ce qui est de Charlotte, je m’identifie aussi beaucoup à elle car je pense qu’on a tous été dans une période d’entre-deux pendant laquelle on s’amourache de la mauvaise personne et on se met à douter de soi-même. C’est un peu le drame de l’adolescence ! »

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