Monia Chokri : « C’est très important qu’il y ait un cinéma queer, un cinéma noir, un cinéma fait par des femmes »

Publié le

Révélée en 2010 dans « Les Amours imaginaires », le film culte de Xavier Dolan, l'actrice québecoise Monia Chokri revient pour Komitid sur ses choix en tant que comédienne, mais aussi sur son travail de réalisatrice.

Monia Chokri, dans « On ne ment pas à ceux qu'on aime », de Sandrine Dumas -
Monia Chokri, dans « On ne ment pas à ceux qu'on aime », de Sandrine Dumas - Dean Medias
Article Prémium

Monia Chokri est l’affiche mercredi de On ment toujours à ceux qu’on aime, un road-movie français dans lequel elle interprète une chanteuse un peu has-been aux côtés de Jérémie Elkaïm. La comédienne québécoise évoque ses choix, ses débuts comme réalisatrice et revient pour Komitid sur l’aventure des Amours Imaginaires, le film-culte de Xavier Dolan qui l’a révélée, sur sa relation d’amitié avec le réalisateur québécois (qui sera notre invité lundi prochain) et la nécessaire diversité dont a besoin le cinéma. Rencontre avec une jeune femme libre, sensible et engagée.

Komitid : Dans On ment toujours à ceux qu’on aime, de Sandrine Dumas qui sort mercredi comme dans Emma Peeters, un film belgo-canadien tourné à Paris et sorti au Canada en fin d’année, vous interprétez des artistes. Une chanteuse en fin de parcours dans le premier et une actrice ratée dans le second, c’est ce qui vous a attirée vers ses personnages ?

Monia Chokri : Ce qui m’intéresse souvent quand je choisis les projets, ce sont les scénarios mais surtout la rencontre avec les réalisatrices ou réalisateurs et pour le premier, c’est ma rencontre avec Sandrine Dumas qui m’a interpelée, la liberté qu’elle me donnait dans ce personnage, je savais quoi en faire. J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de cinéastes qui écrivent des films, notamment pour ces deux-là des premiers films, qui parlent d’eux, de métiers artistiques, mais moi en général j’essaie d’éviter ça. Les personnages d’actrice, je n’aime pas trop ça dans les films, ça m’énerve en fait. Mais pour Emma Peters, l’intérêt c’est qu’elle ne réussit pas, c’est pour cela que je l’ai fait. Mais j’ai aussi joué une musicienne cette année…

La suite de cet article est réservée aux abonné•e•s.

Pour continuer la lecture :

Vous êtes déjà abonné•e•s ?

Identifiez-vous