Guillaume Gouix : « J’ai conscience que c’est encore politique aujourd’hui de jouer des personnages homosexuels »

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Personnage principal dans « Les Drapeaux de papier », premier film du jeune réalisateur Nathan Ambrosioni, Guillaume Gouix revient pour Komitid sur ses rôles de gay, son image de brute au grand cœur et parle de son projet de premier long métrage derrière la caméra.

Guillaume Gouix dans « Les Drapeaux de papier », de Nathan Ambrosioni - Sensito Films Rezo Films
Guillaume Gouix dans « Les Drapeaux de papier », de Nathan Ambrosioni - Sensito Films Rezo Films
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Il est sans doute l’un des acteurs les plus protéiformes du cinéma français. Doux ou dur, naïf, désinvolte ou manipulateur, petite frappe, gay décomplexé, cela fait maintenant 18 ans que Guillaume Gouix enchaîne les personnages au cinéma sans jamais se répéter. Dans Les Drapeaux de papier qui a reçu il y a peu le prix du public au festival Premiers Plans d’Angers, il campe un trentenaire qui sort de prison après une longue peine et retrouve sa sœur, encore enfant au moment de son incarcération. Trouver sa place, reprendre le cours de sa vie dans un monde de plus en plus précaire, sont les thèmes qui traversent ce premier film réalisé par Nathan Ambrosioni, 18 ans au moment du tournage. Rencontre avec un comédien entier et « open minded » à retrouver en salles dès mercredi.

Comment avez-vous réagi quand un jeune homme de 18 ans vous a contacté pour un rôle principal dans son premier film ?

D’abord dans le scénario transparaissait une grande maturité des sentiments très étonnante malgré son jeune âge, une façon d’observer la famille. C’est un film dans lequel se redéfinissent les places que chacun a dans une famille, tout est bousculé malgré ce qui est prédéfini. A partir de là, ils arrivent à s’aimer. Décrire ces rapports familiaux avec autant de clairvoyance, cela m’a vraiment impressionné dès la lecture. Je me souviens que lors de notre première discussion, je me suis dit c’est un film de mec de 18 ans et il n’essaie pas de faire autre chose.

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