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Sénégal : la démocratie avance mais pas les droits des personnes LGBT+

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Le pays d'Afrique de l'Ouest vient de voter lors du premier tour d'une élection présidentielle. Mais sur place, les personnes LGBT+ n'espèrent aucune amélioration de leurs conditions de vies, rendues bien difficiles par des lois homophobes.

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Un enfant traversant la rue à Dakar le 23 avril 2017 - Anton_Ivanov / Shutterstock
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Après des jours d'attente, les Sénégalais et les Sénégalaises ont enfin eu les résultats de élection présidentielle : Macky Sall, qui briguait un deuxième mandat, a été réélu dès le premier tour. Et pendant que l'homme politique célébrait sa victoire, les personnes LGBT+ du pays d'Afrique de l'Ouest s'inquiètent pour leur sécurité. Si la campagne électorale n'a pas été émaillée de propos homophobes , comme cela arrive souvent, et que les observateurs internationaux reconnaissent que l'élection s'est déroulée dans le calme, la situation des LGBT+ n'en reste pas moins précaire, notamment d'un point de vue légal. État des lieux.

La loi, justement, que dit-elle ? Le Sénégal, via l’article 319 de son Code pénal, criminalise les actes qualifiés « de contre nature ». S'il n'est pas fait mention explicite de l'homosexualité, les autorités sénégalaises s'en servent régulièrement pour procéder à des arrestations d'hommes perçus comme gays.  « Nous vivons dans une peur profonde où les discours religieux, la culture d’hypocrisie et la dénonciation tous azimuts installent la crainte chez les LGBT qui peuvent à tout moment être victime d’agressions ou d’arrestations arbitraires », confie à Komitid, François Goudiaby, un jeune gay qui s'auto-décrit comme « engagé pour les droits de l'homme ». Rien qu'en 2018, rappelle l'activiste, ce sont deux jeunes qui ont été arrêtés sur la base de dénonciations.

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