Contre le suicide des personnes LGBT+, une mobilisation des pouvoirs publics en dents de scie

Publié le

Santé Publique France publie les résultats d'une grande enquête sur le suicide en France, mais malheureusement sans informations particulières concernant les personnes LGBT+. Komitid s'est penché sur les données spécifiques et les actions menées ces dernières années par les pouvoirs publics. Un bilan loin d'être satisfaisant.

suicide lgbt
Silhouette / Shutterstock
Article Prémium

La France présente un taux de suicide élevé par rapport aux autres pays européens. Une étude publiée le 4 février par Santé Publique France montre que 4,7% des 18-75 ans déclaraient avoir pensé au suicide au cours des 12 derniers mois, 7,2% avaient tenté de se suicider au cours de leur vie et 0,39% au cours de l’année. Dans l’ensemble de la population, les femmes sont plus touchées que les hommes et le fait d’être célibataire, divorcé.e ou veuf.ve, les situations financières difficiles, l’inactivité professionnelle ainsi que des événements traumatisants sont associés aux comportements suicidaires.

Ces données sont celles de la population générale, mais qu’en est-il chez les personnes LGBT+ ? De quelles informations dispose-t-on ? Depuis une vingtaine d’années, de très nombreuses études internationales ont montré que la sursuicidalité est une forte réalité parmi les personnes LGB. Mais les chiffres varient, le risque étant multiplié par 1,5 fois, 4 fois, voire 12 fois dans certaines études. D'autres données internationales permettent de connaître l'étendue du phénomène parmi les personnes trans et certaines font froid dans le dos. Aux États-Unis, 41% des personnes trans ont tenté de se suicider au cours de leur vie. En Inde, le taux de suicide parmi les personnes trans est de 31%. En Angleterre, 48% des personnes trans ont voulu mettre fin à leur jour.

La France n'échappe pas à ce phénomène. Hélas, dans les données publiées le 5 février, aucun focus ne présente d'informations spécifiques sur les personnes LGBT+. Il faut retourner en arrière pour y voir plus clair. Plusieurs études détaillent l'ampleur d'une réalité effrayante face à laquelle la réponse des pouvoirs publics s'avère insuffisante.

La suite de cet article est réservée aux abonné•e•s.
Pour continuer la lecture, veuillez vous identifier ou abonnez-vous à partir de 1€.