Sabrina Calvo : « J'en ai marre qu'on nous bassine avec les humains augmentés et les robots, ils auront bientôt plus de droits que les personnes trans »

Publié le

Game-designeuse, dessinatrice, scénariste... Sabrina Calvo cumule plusieurs casquettes professionnelles dont celle d'autrice, qu'elle « portait » lors de l'édition 2018 des Utopiales, le Festival International de Science-Fiction de Nantes. Komitid en a profité pour l'interroger sur le transféminisme dans la science-fiction, le transhumanisme et son approche libertaire de la technologie.

Sabrina Calvo, autrice, game-designeuse, dessinatrice, scénariste / Photo A.C.
Article Prémium

Si les robots développent une conscience, la lutte pour le respect de leurs droits pourrait-elle s’allier aux luttes des personnes trans ? « Il est beaucoup trop tôt pour s’en soucier », balaye Sabrina Calvo. Dès le début des conférences auxquelles elle a participé aux Utopiales de Nantes, le Festival de la science-fiction, début novembre, l’autrice plante le décor :  « Je parle du point de vue d’une personne transféministe et libertaire et j’en ai marre qu’on nous bassine avec les humains augmentés et les robots, ils auront bientôt plus de droits que les personnes trans. » C’est un positionnement rare parmi les auteur.ice.s de science-fiction, où les quelques femmes cisgenres sont déjà dénigrées pour leurs récits fondés sur des sciences humaines, à l’inverse de la très valorisée hard science, une sous-catégorie très masculine fondée sur la rigueur scientifique des sciences dures. Native de Marseille mais vivant entre Paris et Montréal, Sabrina Calvo publie à 23 ans Délius,…

La suite de cet article est réservée aux abonné•e•s.
Pour continuer la lecture, veuillez vous identifier ou ou abonnez-vous à partir de 1€.