Et le drapeau rainbow qui flotte dans l'air de Cuzco au Pérou, reste extrêmement proche, visuellement, de l'emblème queer chatoyant que nous connaissons aujourd'hui, bien qu'il comporte sept couleurs. Créé en 1973 d'après des inspirations wiphala et aymaras, il a été adopté lui aussi en 1978 par la municipalité péruvienne...   Depuis le mois des fiertés 2017, alors que le débat sur l'appropriation culturelle fait rage dans l'industrie de la mode, de la musique et dans les cercles LGBT+, la question se pose sérieusement, face à ces informations, de déterminer s'il s'agirait là d'une forme de plagiat, ou d'appropriation de culture minoritaire. Certes, « l'arc-en-ciel n'appartient à personne », comme disent les personnes qui refusent de considérer la notion même d'appropriation culturelle (aussi bien que les religieux LGBTphobes, si on va par là...). Mais on ne peut nier que la ressemblance est frappante.

Du changement à Philadelphie, et à Seattle

À l'intersection de cette interrogation décoloniale, la compréhension grandissante de la notion de convergence des luttes. Notamment avec les combats anti-racistes, et les luttes des personnes trans, qui subissent encore bien des discriminations dans les milieux queer. Aussi, pour la Pride 2017 de Philadelphie, une nouvelle proposition de drapeau arc-en-ciel a été faite, incluant une bande noire et une bande marron, pour symboliser l'inclusion de la question de race dans les mouvements LGBT+, à l'heure d'un mouvement #BlackLivesMatter plus visible que jamais, notamment grâce aux réseaux sociaux. Si l'année passée, cette création a fait lever bien des sourcils, voire des boucliers, elle semble avoir été adoptée pour l'édition 2018 de la Philly Pride. Quant à la Marche des Fiertés de Seattle, elle a décidé d'aller plus loin dans cette même démarche. Cette année, l'organisation de la marche a dévoilé un nouveau drapeau avec 11 bandes de couleur : surplombant les six habituelles couleurs, trois bandes bleu, rose et blanche pour symboliser le drapeau trans, ainsi que les bandes noire et marron déjà adoptées l'an dernier sur la côte Est des États-Unis. Et c'est loin d'être la seule initiative dans ce genre en 2018.

Vers un drapeau rainbow plus « inclusif » ?

Daniel Quasar, artiste, graphiste et militant queer de Portland, dans l'Oregon, a fait le buzz ce mois de juin, pour avoir fait une proposition de drapeau rainbow les cinq bandes récemment ajoutées à Seattle, mais en sortant de l'horizontalité que les récentes évolutions du rainbow flag avaient tenu à garder. Pour arriver à produire ce drapeau arc-en-ciel serti d'une flèche aux couleurs des luttes anti-racistes et trans sur son côté gauche sous diverses formes matérielles, il a lancé une campagne Kickstarter. Cette dernière a récolté, en moins d'un mois, plus de 25 000 dollars (environ 21 500 euros) de la part de 508 contributeurs et contributrices. « Je ne m'attendais vraiment pas à une réponse pareille, aussi enthousiaste », a-t-il confié à Komitid. S'inspirant des nouveaux rainbow flags de Philadelphie et de Seattle, qui n'ont pas reçu un accueil dithyrambique de la part de la communauté, la proposition de Daniel Quasar n'a pas non plus fait l'unanimité, malgré son succès : « J'ai reçu quelques critiques, principalement adressées suites à une incompréhension de mon intention. j'ai simplement essayé de me concentrer dessus, préférant les réponses positives et constructives que j'ai reçues, en bien plus grand nombre. Pour moi, l'idée n'est pas de créer une seule “solution”. Je vois plus ma proposition comme une option. Si quelqu'un.e veut s'en servir pour se représenter, alors c'est fantastique ! » Interrogé sur ses intentions d'inclusion dans ce relooking du drapeau, l'artiste a confié ne pas être au courant de la possibilité qu'il soit issu d'une démarche d'appropriation culturelle… « Vous me l'apprenez, il va falloir que j'aille faire des recherches à ce sujet », a-t-il répondu. Au sujet de l'évolution du rainbow flag dans un futur proche, Daniel Quasar reste humble, et optimiste : « Je pense que nous sommes tous uniques, dans nos personnalités et nos points de vue. Nous avons des symboles pour nous unir mais nous avons aussi la possibilité de les changer en fonction de nos particularités, et c'est magique. Ces symboles seront sans doute encore amenés à évoluer, peut-être même de manière très personnelle selon les fiertés de chacun.e... Je n'en suis pas vraiment sûr, mais j'ai hâte de voir comment cette dynamique va se développer dans les mois et années à venir »." ["post_title"]=> string(97) "Entre appropriation culturelle et possibles évolutions, la vraie histoire du drapeau arc-en-ciel" ["post_excerpt"]=> string(205) "Connaissez-vous l'histoire du drapeau arc-en-ciel, cette représentation symbolique des personnes LGBT+ ? Retour sur ses origines, pas si licornesques que ça... Et ses possibles évolutions pour l'avenir." ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(64) "histoire-drapeau-arc-en-ciel-appropriation-culturelle-evolutions" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2019-05-23 15:09:12" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2019-05-23 13:09:12" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(31) "https://www.komitid.fr/?p=10423" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [2]=> object(WP_Post)#15275 (24) { ["ID"]=> int(8589) ["post_author"]=> string(1) "5" ["post_date"]=> string(19) "2018-06-07 16:51:01" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2018-06-07 14:51:01" ["post_content"]=> string(12226) "Le Hollywood Sign brille fièrement sous le soleil de Californie, tandis qu'en dessous, Los Angeles s'active. Le trafic est dense, as usual, et la foule fourmille comme des globules rouges dans des veines trop étroites. Dans une petite rue très pentue de West Hollywood, l'ambiance est plus calme dans la salle principale de la maison Palm View. Dans une chouette langueur climatisée, une petite vingtaine de messieurs environnés de pots de peinture rigolent de concert et discutent à bâtons rompus autour d'un plateau de fromage industriel. Il y a des vieux messieurs tout endimanchés et des plus jeunes, bodybuildés. Certains ont bossé avec Marilyn, d'autres avec Clooney, tous sont porteurs du VIH et ne roulent pas sur l'or. Comme tous les jeudis, c'est l'atelier d'arts plastiques qu'anime gracieusement l'actrice extatique Carole Goldman, que l'on a pu voir dans Friends, Urgences, Gilmore Girls ou Malcolm. C'est pour elle un moment important, où les personnes expriment par la peinture, le collage, la sculpture, des personnalités créatives que l'âge ou la maladie ont endolories. Cela fait plusieurs années que la dame assure ces permanences dans l'esprit très américain de « rendre un peu à la communauté » : « j'ai eu des périodes de vaches très maigres et j'étais contente d'avoir les associations et les syndicats pour payer mes loyers en retard, ou me tenir la main ».

Espace safe

Autour du petit buffet où le jus de chaussette coule à flot, il y a Sire* qui a traversé la ville venu exprès pour cette réunion qu'il ne louperait pour rien au monde, « c'est mon moment préféré de la semaine, c'est sympa, la nourriture est délicieuse et puis surtout... c'est safe ». Sire est un grand monsieur à la carrure imposante et au cheveu généreux. Il est chanteur, acteur, artiste et pendant ces deux heures hebdomadaires, a l'impression de respirer. Il participe également à des groupes de thérapie collective. « Les ateliers de Carole, ça m'a donné l'occasion de ressortir mon vieux pinceau (bush) », dit-il tout fanfaron (bush pouvant également qualifier le pubis). Il y a aussi Eddy*, qui loge à Palm View depuis la mort de son compagnon, qui était acteur. Ses grandes mains constellées de taches de peinture et son tableau abstrait feraient presque oublier ses yeux timides : « l'art rassemble tout le monde, c'est un endroit tranquille : j'essaie de travailler sur le ciel, la nature ». Entre les murs de cette bâtisse bordée de palmiers, Eddy a trouvé une aide sociale, une aide médicale et surtout une façon de lutter contre l'isolement, dans un contexte où il n'y a pas à se cacher. « J'ai même appris à me créer un compte Facebook et à regarder les réseaux sociaux, pour voir s'il y a du travail », ajoute le souriant bonhomme. [caption id="attachment_8775" align="alignnone" width="1000"] Eddy remballe © Eugénie Baccot (Divergences)[/caption]

Hollywood, « une grande famille » qui aide quotidiennement les précarisé.e.s du cinéma

Depuis 1998, la maison de Palm View offre un logement très peu cher, des activités et une communauté en plein centre de Los Angeles à une quarantaine de salarié.e.s pauvres de l'industrie du cinéma, porteurs et porteuses du VIH, des hommes en très grande majorité. « Le besoin de se retrouver ensemble est né à la fin des années 90, quand la crise du sida était à son maximum. Dans l'industrie du divertissement, les gens mourraient les uns après les autres et les survivants étaient délaissés. C'est pour cela que la maison a été créée. Et certains des premier.e.s locataires sont toujours là ! » explique Lara Green. La jeune femme est assistante sociale de l'Actor's Fund, un organisme associatif fondé en 1882 qui travaille en cheville avec les grands syndicats d'Hollywood pour palier les défauts inhérents à ce secteur : instabilité de l'emploi, revenus inégaux, isolement affectif, traitements inégalitaires. « Être ensemble ici ça aide à gérer le trauma de la survivance, certains se sentent coupables d’être vivants », analyse la jeune femme. Sur Wilshire Boulevard, à quelques minutes de voiture de Palm View, les locaux de la SAG-AFTRA, premier syndicat de la profession avec plus de 160 000 membres en imposent. La Guild, dont Ronald Reagan fut l'un des présidents, est le premier supporter de l'Actor's Fund. C'est au quatrième étage que Lara Green accueille tous les jours ses client.e.s de tous âges avec un sourire radieux, elle travaille sur de nombreux programmes d'aide à courts ou long terme : jobs alimentaires, coaching, budgets, gestion d'image, addictions, problématiques de santé, toute aide est envisageable à qui la requiert. Après avoir travaillé dans le secteur de la jeunesse, elle gère aujourd'hui les destins particuliers de tous.tes les chassé.e.s du rêve américain, qui vivent tant bien que mal avec des horaires à rallonge, des vies de familles en morceaux, des revenus inégaux, des crises d'ego... « La situation est particulièrement rude pour les femmes de plus de cinquante ans, car l'industrie souffre d'un gros problème d'âgisme et peut les pousser à prendre des mesures extrêmes et coûteuses ». L'association s'est même battue avec ses clients dans le cadre d'une loi californienne présentée en 2016 pour supprimer la mention d'âge sur la base de donnée IMDB (International Movie Data Base).
« Nombre d'interprètes restent encore dans le placard, ce qui nourrit à long terme des souffrances morales »
Jan-Kees van der Gaag, superviseur des services sociaux de l'Actor's Fund, enfonce le clou : « le racisme et l'homophobie sont aussi des problèmes majeurs : les latinos sont toujours castés pour être gangsters et nombre d'interprètes restent encore dans le placard, ce qui nourrit à long terme des souffrances morales. Hollywood reste très conservatrice. » Avec des dons (principalement internes à la profession) ayant avoisiné les 24 millions de dollars en 2015, l'association parvient à maintenir les gens à flot. « Pour ceux qui ont la chance d'être donateurs, c'est un peu comme faire perdurer l'esprit de famille qui existe sur un plateau de film », explique Jan-Kees van der Gaag. [caption id="attachment_8774" align="alignnone" width="1000"] Le foyer Palm View est installé en plein coeur de la ville © Eugénie Baccot (Divergences)[/caption] [caption id="attachment_8784" align="alignnone" width="1000"] Dans la salle vidéo, un siècle vous contemple © Eugénie Baccot (Divergences)[/caption]

Être ensemble quand on vient d'un milieu gayphobe et sérophobe

« Ce qui se passe à Hollywood reste à Hollywood », nous sort Eddy en remballant sa grande toile, portant un signe peace & love. Costumier, Eddy se sent en sécurité dans sa petite communauté de Palm View, mais pour lui c'est loin d'être une victoire : « Je suis dans un placard, dans un placard », explique-t-il.  « Je n'ai jamais trop eu le sens de la communauté, parce que ma première communauté m'avait trahi », raconte Eddy en se souvenant du passé, de sa famille dans la campagne profonde. « J'ai contracté le sida la première fois que j'ai fait l'amour avec un garçon, ma mère m'a outé devant toute la communauté pour attirer la pitié sur elle. Je suis arrivé à Los Angeles à la fin des années 80 et c'était le rêve à West Hollywood, et puis les gens ont commencé à disparaître...». Triste, le monsieur balance entre deux réalité : d'un côté le divertissement le pousse à cacher son homosexualité ou son statut sérologique pour continuer de travailler (« une hypocrisie généralisée », selon lui), et le fait qu'il se sente soutenu par un système de solidarité propre à Hollywood (« Elizabeth Taylor nous a tellement aidés »). Un poids, deux mesures. En effet, depuis longtemps, ils sont peu nombreux, les acteurs ouvertement gay dans le divertissement américain, encore moins nombreux ceux qui ont dévoilé leur séropositivité. Derrière les caméras, c'est encore plus compliqué. Attablé comme un pilier de bar, David Nash est descendu de son petit studio pour discuter avec ses compères, mais peindre, hors de question. Le patriarche était danseur et chanteur, il a travaillé avec Gene Kelly, Ginger Rogers et Maurice Chevallier, et il a fait le tour du monde, dansé au Lido... Il loge à la maison depuis le début, dans le même petit studio encombré de souvenirs. « Tout a changé depuis cette époque, au début les gens mourraient en masse, on perdait 4, 5, 6 personnes par an. Avec les traitements, aujourd'hui, on pleure un locataire par an. L'autre jour, je marchais sur un trottoir à Santa Monica et c'était écrit "baisez sans peur, PrEP en vente ici"... c'est fou non ? », ponctue le monsieur dans une tentative de Français.
Christopher montre fièrement ses portraits d’hier, quand il était sosie de Marilyn Monroe dans « la Cage aux folles »

Le cheveu couleur licorne, Christopher Morley parle en chantant, ou chante en parlant. Il est arrivé dans la salle commune pour le fromage, mais aussi parce qu'il a entendu que des journalistes étaient à la maison. C'est pour cela qu'il s'est maquillé. Il nous amène dans son studio tout bleu, et prend la pose comme il l’a toujours fait, avec ses deux chats blancs. L'homme de cabaret montre fièrement ses portraits d’hier, quand il était sosie de Marilyn Monroe dans la grande revue de la Cage aux folles, à West Hollywood.

C'était la fin des années 80, et la période faste pour lui : il avait aussi eu des petits rôles dans les séries Roseanne et General Hospital - « curieusement, je jouais toujours des hommes travestis qui étaient criminels », précise-t-il avec cynisme - et jonglait avec les missions de costumier. Et puis un jour de 1992, tout a changé. Les émeutes de Los Angeles ont eu raison de la revue. « J'ai perdu mon travail fixe et comme beaucoup j'ai contracté le sida, je n'avais plus que le bottin pour m'essuyer les fesses. Sans aide, je serais mort sur le trottoir ». 

Il se tourne alors vers l'Actor's Fund, et grâce à des programmes financiers et psychologiques spécifiques, Christopher a pu continuer de travailler. Cela fait quatre ans qu'il vit dans son petit deux pièces qu'il paie 200 euros, et c'est l'organisation qui finance ses frais médicaux. Le septuagénaire foldingue a suffisamment d'énergie pour s'occuper de ses chats, faire des « numéros d'arts » et même tenter des auditions. Un miracle qui n'est dû qu'à une tradition de solidarité propre à Hollywood.

[caption id="attachment_8596" align="alignnone" width="1300"] Christopher Morley marche dans le foyer Palm View © Eugénie Baccot (Divergences)[/caption] * Les prénoms ont été changés à la demande des témoins Les photos de ce grand reportage ont été réalisées au printemps 2017 par Eugénie Baccot du collectif Divergences" ["post_title"]=> string(95) "Immersion au foyer de Palm View, un havre de paix pour les séropositifs précaires d'Hollywood" ["post_excerpt"]=> string(318) "Acteurs, costumiers, décorateurs, ils ont connu l’âge d’or à Los Angeles, avant d’être touchés de plein fouet par l'épidémie du sida. Aujourd’hui ils sont une quarantaine, de vieux surtout, de jeunes parfois, à vivre dans une maison, Palm View, grâce à la solidarité du milieu du cinéma. Reportage." ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(24) "palm-view-hollywood-sida" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2019-06-03 17:15:04" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2019-06-03 15:15:04" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(30) "https://www.komitid.fr/?p=8589" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } [3]=> object(WP_Post)#15272 (24) { ["ID"]=> int(16748) ["post_author"]=> string(1) "4" ["post_date"]=> string(19) "2018-10-04 12:13:28" ["post_date_gmt"]=> string(19) "2018-10-04 10:13:28" ["post_content"]=> string(1784) "Léonard de Vinci était-il gay ? Ou bi ? La question a beau ne toujours pas avoir été tranchée par les historiens et historiennes, la télévision publique italienne a la réponse. La Rai vient d'annoncer le tournage d'une série, Leonardo, qui racontera la vie du génie de la peinture à travers ses toiles les plus connues. Et selon Eleonora Andreatta, la cheffe des séries dramatiques chez la Rai, le peintre sera « un vrai outisder pour cette époque. Il était un enfant illégitime, gay, végétarien et gaucher ». N'en jetez plus ! La série s'étendra sur huit épisodes, l'histoire, d'après Il Giornale, sera racontée au travers des yeux de l'une des modèles du peintre, Caterina. Derrière le show on trouve Frank Spotnitz, le créateur de The Man in the High Castle (Amazon) et le scénariste britannique Steve Thompson, connu pour son travail sur Sherlock (BBC). Leonardo devrait être diffusée en 2019 sur la Rai... et un peu plus tard en France, histoire de marquer les 500 ans de la mort de l'artiste. Cette oeuvre est le fruit de The Alliance, un consortium créé par trois groupes audiovisuels publics européens, France Télé, la Rai et la ZDF allemande, pour contrer Amazon et Netflix. D'autres projets y sont en préparation, notamment une adaptation du Tour du monde en 80 jours de Jules Verne." ["post_title"]=> string(64) "Léonard de Vinci en « outsider gay » dans une nouvelle série" ["post_excerpt"]=> string(121) "La série devrait être diffusée l'année prochaine sur la Rai, à l'occasion des 500 ans de la mort du peintre génial." ["post_status"]=> string(7) "publish" ["comment_status"]=> string(4) "open" ["ping_status"]=> string(6) "closed" ["post_password"]=> string(0) "" ["post_name"]=> string(56) "leonard-de-vinci-en-outsider-gay-dans-une-nouvelle-serie" ["to_ping"]=> string(0) "" ["pinged"]=> string(0) "" ["post_modified"]=> string(19) "2018-10-04 12:13:28" ["post_modified_gmt"]=> string(19) "2018-10-04 10:13:28" ["post_content_filtered"]=> string(0) "" ["post_parent"]=> int(0) ["guid"]=> string(31) "https://www.komitid.fr/?p=16748" ["menu_order"]=> int(0) ["post_type"]=> string(4) "post" ["post_mime_type"]=> string(0) "" ["comment_count"]=> string(1) "0" ["filter"]=> string(3) "raw" } } } -->

Replongez dans l'univers homo-érotique de David Hockney, devenu peintre vivant le plus cher du monde

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Une toile du peintre britannique gay a été vendue 90,3 millions de dollars, jeudi 15 novembre. Un record pour un artiste vivant.

« Boy about to take a shower », David Hockney, 1964
« Boy about to take a shower », David Hockney, 1964

Jamais une toile d’un artiste encore en vie ne s’était vendue aussi chère. Jeudi 15 novembre, la peinture Portrait of an Artist (Pool with two figures), signée de l’artiste britannique David Hockney, a été vendue 90,3 millions de dollars (près de 80 millions d’euros) aux enchères chez Christie’s à New York.

Lancées à 18 millions de dollars (16 millions d’euros), les enchères se sont très vite envolées, dépassant les 50 millions de dollars (44 millions d’euros) en seulement trente secondes, raconte l’AFP. Pour autant, l’artiste ne touchera pas un centime de cette vente.

La toile en question est sûrement l’une des plus connues du peintre ouvertement gay. Une piscine, suspendue dans une somptueuse nature, un homme debout au bord du bassin regarde un autre qui nage dans sa direction.

 

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«  L’une des plus grandes œuvres d’art de l’ère moderne »

L’homme qui se tient debout est un certain Peter Schlesinger, ex-amant et muse de David Hockney, son étudiant à l’université de Californie à Los Angeles. Les deux hommes ont entretenu une relation de 1966 à 1972, année où la toile a été réalisée. Le nageur pourrait être le nouvel amant de David Hockney, si l’on en croit Alex Rotter, le coprésident de l’art contemportain et de l’après-guerre au sein de Christie’s.

Cette toile est considérée comme « l’une des plus grandes œuvres d’art de l’ère moderne », a assuré Alex Rotter qui a expliqué qu’elle correspondait à « l’apogée » des deux thèmes les plus célèbres de l’artiste, les piscines et le double-portrait (deux personnes en interaction).

« Comprendre l’expérience des hommes homosexuels blancs dans les années 1970 à Los Angeles »

À l’occasion du 80e anniversaire de l’artiste l’année dernière, une grande exposition a eu lieu au Centre Pompidou à Paris (juin-octobre), décrite comme « la plus complète exposition rétrospective consacrée à l’œuvre de David Hockney ». Pour celles et ceux d’entre vous qui n’ont pas eu l’occasion de pouvoir s’y rendre ou qui ne connaissaient pas encore l’artiste, on a souhaité mettre en avant quelques unes de ses plus belles toiles, notamment celles peintes dans les années 1960 et 1970 qui célèbrent l’amour entre hommes. « Hockney nous a donné une image à travers laquelle nous pouvons commencer à comprendre l’expérience des hommes homosexuels blancs dans les années 1970 à Los Angeles », écrit Michael Valinsky dans l’article David Hockney et l’art du plaisir queer publié dans them.

 

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Domestic Scene, Low Angeles David Hockney 1962 #davidhockney #domesticscenelosangeles #art #painting

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« Life is better at the pool .. ! !  » ? #DavidHockney#Portrait#NickWilder#Acrylic#Canvas#1966#Modernart #ContemporaryArt#Art#MasterArtist#

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Maybe it was all too much … – #Petergettingoutofnickspool #davidhockney

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  • epikouros

    Beau, lumineux, frais ! Merci. à KOMITID pour cette rétrospective. Rien à voir avec l’univers de Mapplethorpe que je viens de redécouvrir grâce à un remarquable reportage sur ARTE. Je pense que KOMITID aurait dû signaler ce film que, de toutes façons, on peut encore admirer sur leur site (disponible en DIRECT). Evidemment, rien à voir avec Hockney ! tant l’univers du génial photographe est hard et provoc. Son ambition, son exacerbation SM, surtout son égolâtrie m’ont gêné. Mais ce film est vraiment troublant, voire fascinant, en tout cas d’un érotisme torride qui contraste tellement avec les pastels de Hockney. Et c’est tellement pathétique de comparer l’Archange des débuts… avec le vieillard de 40 ans prématurément vieilli et dévasté par le sida. De quoi méditer sur le temps qui passe et dévaste… sur nos amours impossibles ?… l’Art alors est-il un secours… un remède… une ultime consolation ?
    Bref, pour découvrir ou comparer les univers si dissemblables des deux Américains, c’est ici :

    https://www.arte.tv/fr/videos/067833-000-A/mapplethorpe-look-at-the-pictures/