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Gay Games : les ActupienNEs rappellent que le sport ne doit pas oublier le sida

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En plein coeur du village des Gay Games, les ActupienNEs sont venu.e.s rendre hommage aux athlètes mort.e.s du sida, et rappeler que la sérophobie fait toujours des dégâts.

ActupienNes - Gay Games - memorial sida
Les ActupienNes ont rendu hommages aux athlètes mort.e.s du sida / collage à partir des fichiers des ActupienNes

Il s’appelait Rudolf Noureev, c’était l’un des plus grands chorégraphes de l’histoire. Il est mort du sida en 1993. Il s’appelait Arthur Ashe, il était tennisman et séropositif, premier joueur noir à avoir été sélectionné pour la coupe Davis, à avoir gagné des titres en solo à Wimbledon, l’US open et l’open d’Australie. Il est mort du sida en 1993.

Mike Beuttler, Glenn Burke, Dennis Coi, John Curry, Esteban de Jesus, Bill Goldwhorthy, « Lucky » Isibor, Tommy Morrison, Rob McCall, Shaun McGill, Ondrej Nepela, Brian Pockar, Tim Richmond, Jerry Smith, Michael Sundy, Tom Waddell (le fondateur des Gay Games), Michael Westphal, Alan Wiggins, ils étaient pilotes de Formule 1, plongeurs, joueurs de base-ball, de trampoline ou de football américain, coureur de décathlons, champions de patinage artistique, boxeurs, hockeyeurs, footballeurs. Ils sont morts du sida.

Ils se nomment Magic Johnson et Greg Louganis, elle s’appelle Christine Aubère, ce sont trois athlètes à la retraite, porteurs et porteuse du VIH.

Le sport ne doit pas oublier le sida

Les ActupienNEs se sont invité.e.s aujourd’hui au village des Gay Games pour rappeler que le sida n’a pas oublié le sport, et que le sport – qu’il soit LGBT+ ou pas – ne doit pas oublier le sida. Dans une présentation vidéo, « un mémorial des sportifVEs mortEs du sida », l’association rappelle que dans le monde placardisé de la compétition sportive de haut niveau, nombre d’athlètes sont mort.e.s du sida dans les années 80, 90 mais aussi 2000 et 2010.

ActupienNEs Gay Games mémorial sida

Le stand des ActupienNEs aux village des Gay Games / © Les ActupienNEs

Les militant.e.s n’oublient pas non plus de marteler le fait que la sérophobie, comme l’homophobie, s’invite souvent dans le vestiaire à l’instar des footballeurs Emmanuel Eboué, Job Komol, Samuel Nlend et Gérard Piqué. L’autocollant « sérophobe » est ainsi placardé sur le visage de Bernard Tapie qui, en 1987, a lancé des rumeurs sur le statut sérologique du Guinéen Abedi Pele afin que l’OM puisse se l’offrir. La fédération mondiale de boxe reçoit aussi ce qualificatif pour avoir retiré sa ceinture de champion du monde 1993 à Ruben Palacio, parce que ses tests (illégaux) s’étaient avérés positifs.