Scarlett Johansson n'a visiblement écouté personne et incarnera un homme trans dans un film

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Après avoir incarné une femme asiatique dans « Ghost in the shell », l'actrice américaine n'a rien trouvé de mieux à faire que de jouer un homme trans. Quand ça ne passe pas...

Décidément, il y en a qui n’apprennent jamais. Lundi 2 juillet, le Hollywood Reporter nous révélait que Scarlett Johansson allait incarner Dante « Tex » Gill, un homme trans dans un film intitulé Rub & Tug. Un affront pour les internautes, alors que l’actrice avait déjà créé la polémique pour avoir incarné une femme asiatique dans Ghost in the shell.

Le film racontera l’histoire vraie de Dante « Tex » Gill, le propriétaire mafieux d’un salon de massage situé à Pittsburg et ouvertement trans. Le tout se déroulera lors des années 1970 et 1980. Et la décision du studio a été vivement critiquée par les internautes.

Mais il semble que Scarlett Johansson n’ait toujours pas compris pourquoi il vaut mieux éviter de jouer un personnage trans lorsque l’on est une femme ou un homme cisgenre. Dans une interview au magazine Bustle elle déclare, sans ironie : « Dites-leur [aux haters] qu’ils peuvent demander des explications à Jeffrey Tambor, Jared Leto et Felicity Huffman ». Le point commun de ces acteurs et actrices ? Avoir incarné un ou une personnage trans à l’écran.

Le problème, c’est qu’à embaucher des personnes cisgenres pour incarner des personnages trans, on entretient l’idée que la transidentité n’est qu’une performance. De plus, les acteurs et les actrices trans existent et sont déjà sous-employé.e.s dans l’industrie du cinéma : Laverne Cox, révélée dans Orange Is The New Black, Jamie Clayton, une des stars de Sense 8, et tant d’autres. Pour interpréter Dante « Tex » Gill, Chaz Bono aurait pu être le candidat idéal.

Invisibilisation ? Évidemment. « Le fait que des non-marginalisés s’approprient l’héritage de minorités, sans les inclure, équivaut en quelque sorte à répéter leur histoire, encore et encore », explique très bien Ana Benabs sur Mashable. « Scarlett, par pitié, ne contribuez pas à cette désolante redondance. » On espère que le message sera entendu.