Metz : l'expo d'Olivier Ciappa saccagée pour la troisième fois en moins d'un mois

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Cette exposition de photographies met en scène des couples homosexuels et des familles homoparentales. Les dégradations seraient signées du groupuscule d'extrême droite Action française, selon le photographe.

Metz : l'expo d'Olivier Ciappa saccagée pour la troisième fois en moins d'un mois - Olivier Ciappa / Facebook
Metz : l'expo d'Olivier Ciappa saccagée pour la troisième fois en moins d'un mois - Olivier Ciappa / Facebook

« Ces destructions, ces tags, ces dégradations sont des tentatives pour nous invisibiliser à nouveau, pour nous dire que nos couples ne doivent pas être dans l’espace public et doivent rester au placard. ». En moins d’un mois, l’exposition Couples imaginaires et Couples de la République du photographe Olivier Ciappa à Metz a à nouveau fait l’objet de dégradations. Pourquoi ? Parce que ces photographies mettent en scène des couples homosexuels et des familles homoparentales.

Dans une publication sur Facebook dimanche 1er juillet, le photographe a détaillé l’ampleur de ce qu’il s’est passé : « Cette fois les tags sont sur l’intégralité des photos qui étaient au bord de la Moselle. Les tags sont signés par l’AF, l’Action française, un groupuscule d’extrême droite qui a également laissé des autocollants sur les bâches. (…) C’est la première fois que sont touchées les photos qui étaient au bord du fleuve, difficiles d’accès et surtout dans un des espaces les plus visibles de la ville, face à la cathédrale. », a-t-il expliqué.


Face à cette troisième dégradation (la première début juin, la deuxième le 30 juin et la troisième dimanche 1er juillet), le photographe a tenu à redire combien le sens de ces dégradations dépasse sa seule personne. « Ce que ça me fait ? La même chose qu’à chaque personne LGBT+. Ce n’est pas moi personnellement que l’on vise. C’est nous tous qui somment attaqués, toute la communauté LGBT+. », a-t-il écrit. « Ces destructions, ces tags, ces dégradations sont des tentatives pour nous invisibiliser à nouveau, pour nous dire que nos couples ne doivent pas être dans l’espace public et doivent rester au placard. »

Olivier Ciappa exhorte désormais la justice à se saisir de l’affaire : « je m’étonne que le procureur de la République, après 3 dégradations, ne se soit toujours pas auto saisi de l’affaire… Avons-nous moins de valeurs que les autres minorités quand nous subissons des actes de haine ? », a-t-il lancé. En attendant, le photographe invite à un partage massif des photos dégradées « pour faire comprendre à un maximum de personnes que c’est inadmissible et que nous n’avons pas l’intention de juste nous habituer. »