Autorité parentale et intérêt de l’enfant: l’Assemblée nationale poursuit l’examen du texte la semaine prochaine
En défendant de nombreux amendements, les député.e.s de l'opposition étaient parvenu.e.s à interrompre la discussion de cette proposition de loi.
Jean-Marie Le Guen s’est montré déterminé ce matin au micro d’Europe 1: la proposition de loi sur l’autorité parentale et l’intérêt de l’enfant sera discutée et adoptée par l’Assemblée nationale la semaine prochaine, a-t-il annoncé. L’examen du texte avait dû être interrompu et reporté sine die après l’obstruction de l’UMP il y a deux semaines. «On est toujours avec des gens qui essaient, au plan idéologique, d’empêcher d’avancer sur la modernisation de la famille, le statut du beau-parent, le statut de l’enfant, la corésidence», a critiqué le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement.
Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Le Guen: Une loi très utile aux familles recomposées
«Il n’y a pas de la part du gouvernement ou de la majorité de volonté de mettre dans cette loi [la PMA ou la GPA], ce sont des sujets qui n’ont pas à y être. Nous n’en parlerons plus, c’est clair, a poursuivi Jean-Marie Le Guen avant de reprendre: Dans ce texte de loi, nous n’en parlerons pas. Ce texte de loi a un autre objectif.» Le journaliste Jean-Pierre Elkabbach lui a ensuite demandé si le gouvernement et la majorité s’opposeraient à des amendements introduisant ces questions dans la proposition de loi. Le secrétaire d’État a assuré que ce sera le cas, sans mentionner que l’amendement déposé par Véronique Massonneau et Sergio Coronado pour une présomption de parenté en faveur des couples de femmes ayant eu recours à une PMA a déjà été écarté par le gouvernement et les député.e.s socialistes.
- Le président Macron veut faciliter la PMA, mais reste opposé à la GPA
- Droits des parents de même sexe: l'adoption légale dans une minorité de pays
- La PMA avec don de gamètes : plus de demandes, des délais rallongés
- PMA : l'Espagne demeure une alternative de choix pour les femmes françaises
- Reconnaissance conjointe anticipée : L’association Les Enfants d'Arc en Ciel tire la sonnette d’alarme