La Belgique n’est plus l’eldorado des lesbiennes en quête d’IAD… et ce n’est pas nouveau
Depuis plusieurs années, l'Hôpital Erasme de Bruxelles limite les demandes émanant de lesbiennes étrangères à deux par semaine.
Les couples lesbiens qui veulent avoir recours à l’insémination artificielle se tournent de façon générale vers la Belgique et l’Espagne. En Belgique, c’est l’Hôpital Erasme, à Bruxelles, qui est le plus sollicité. À tel point que depuis plusieurs années, seules deux demandes par semaine émanant de lesbiennes étrangères sont acceptées.
Avec la confirmation la semaine dernière par le Conseil constitutionnel de la conformité à la Constitution de l’interdiction du mariage aux couples de même sexe, question qui était posée par un couples de femmes, Corinne et Sophie, mères de plusieurs enfants conçus par IAD, l’AFP a publié une dépêche sur le sujet, reprise un peu partout (pas toujours en entier). L’AFP donne une nouvelle fois la parole à Anne Delbaere, chef du service fertilité de l’hôpital Erasme, qui a ainsi l’occasion de rappeler ce qu’elle dit à chaque fois qu’elle est interviewée: « Ce serait vraiment très bien que les choses bougent en France. Les femmes que je rencontre ont une énorme reconnaissance pour des centres comme le nôtre, mais elles rencontrent également de grandes difficultés organisationnelles. Je pense que ce serait tellement mieux pour elles de pouvoir faire leur traitement dans leur propre pays ».
Le reportage de l’AFP:
Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Insémination: Les lesbiennes françaises se rendent en Belgique
Photo ULB
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