Aides et Act Up demandent au Sénat de préserver l’accès précoce aux médicaments innovants
Les Autorisations temporaires d'utilisation sont menacées par le projet de loi sur le médicament.
Bruno Spire et Pierre Chappard, respectivement président de Aides et d’Act Up-Paris, viennent d’écrire aux sénateurs pour exprimer leurs inquiétudes sur l’avenir des Autorisations temporaires d’utilisation (ATU), alors même que le projet de loi sur le médicament est en discussion au Sénat.
Les deux associations craignent en effet que le délai pour accéder à des traitements prometteurs soit allongé, au risque de pénaliser les malades et de les priver d’espoir thérapeutique.
UNE PLUS GRANDE SOUPLESSE DANS LA DÉLIVRANCE DES ATU
Les ATU permettent aux médecins de délivrer aux malades des médicaments qui ne sont pas encore sur le marché, à partir du moment où ces traitements encore au stade de l’essai thérapeutique peuvent être bénéfiques et qu’il n’y a pas d’alternative. Dans le contexte du traitement des malades du sida, les ATU ont été très utiles quand les options thérapeutiques étaient très limitées. Les ATU restent essentielles, notamment pour les patients coinfectés par le VIH et le VHC.
Les associations demandent donc aux sénateurs, en majorité de gauche, de revoir leur copie pour préserver ce système. Elles les invitent à lire et à défendre les propositions du groupe TRT-5, qui défend l’idée d’une plus grande souplesse dans la délivrance des ATU.
Photo Sénat-Flickr-CC
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