Soins funéraires aux personnes séropositives: les associations claquent la porte du ministère

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Les militant-e-s sont ressorti-e-s en colère contre l'absence de volonté politique de mettre fin à une discrimination qu'ils et elles jugent infondée et insoutenable.

Les représentant-e-s des 46 associations et syndicats mobilisés contre l’interdiction des soins funéraires pour les séropositif-ve-s ont claqué la porte de la réunion de la Direction générale de la Santé (DGS) ce mardi 10 janvier. Très remontées après des mois de mobilisation, les associations réclamaient un engagement politique de Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, qu’elles n’ont pas obtenu. Selon nos informations, une seule représentante du Haut comité de santé publique était présente, aux côtés de la DGS, mais sans ministre ou ni ses représentants.

ABSURDITÉ DE L’INTERDICTION DES SOINS FUNÉRAIRES
Les associations demandaient au ministre de se prononcer publiquement pour la levée de l’interdiction des soins funéraires pour les séropositifs/ves, apportant depuis des mois les preuves scientifiques de l’absurdité de cette pratique. Le 20 décembre dernier, le Conseil national du sida apportait aussi de l’eau au moulin des opposant-e-s à l’interdiction.

De son côté, Ian Brossat, conseiller de Paris, adresse ce même jour  un courrier au ministre de la Santé Xavier Bertrand. Il rappelle des arguments déjà avancés par les spécialistes sur Yagg vendredi 6 janvier: on ne connait pas de cas de contamination du personnel qui dispense les soins funéraires et maintenir cette discrimination ne fait qu’entretenir des peurs irrationnelles. Ian Brossat demande au ministre de lever cette interdiction «afin que ces pratiques discriminatoires cessent et que soit, jusqu’au dernier moment, préservée la dignité de ces malades».

Nous avons contacté hier après-midi la Direction générale de la Santé. Sans réponse à l’heure où nous écrivons ces lignes.