Variole du singe : 277 cas confirmés en France, un premier chez une femme

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Le dernier bilan, cinq jours plus tôt, faisait état de 183 cas. Comme précédemment, aucun patient n'est décédé.

Monkeypox
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La France comptait mardi 21 juin 277 cas confirmés d’infection par le virus de la variole du singe, ont annoncé les autorités sanitaires, précisant que l’un d’eux concernait pour la première fois une femme dans le pays.

“Au 21 juin 2022 à 14 heures, 277 cas confirmés de variole du singe ont été rapportés en France”, a déclaré l’agence Santé publique France, dans un communiqué.

Le dernier bilan, cinq jours plus tôt, faisait état de 183 cas. Comme précédemment, aucun patient n’est décédé.

Parmi les derniers cas enregistrés, “un premier cas féminin a été confirmé, dont le mode de transmission est en cours d’investigation, et tous les autres sont des hommes”, précise Santé publique France.

Jusqu’à maintenant, la flambée actuelle de variole du singe, qui frappe actuellement une quarantaine de pays, concerne en effet surtout des hommes ayant eu des relations avec des hommes (HSH), dont des hommes gays et bis, même si elle ne se limite pas à ces derniers.

La variole du singe, dont l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) envisage de faire une urgence mondiale, se traduit d’abord par une forte fièvre et évolue rapidement en éruption cutanée.

La maladie, qui jusqu’alors était contenue dans une dizaine de pays africains, guérit d’habitude spontanément après deux à trois semaines.

Sur l’ensemble des cas observés en France, il y en a “195 en Ile-de-France, 16 en Occitanie, 14 en Auvergne-Rhône-Alpes, 16 en Nouvelle-Aquitaine, 12 dans les Hauts-de-France, 12 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 6 en Normandie, 1 en Centre-val de Loire, 1 en Bourgogne-Franche-Comté, 1 en Grand-Est et 3 en Bretagne”, ont détaillé les autorités sanitaires.

La variole du singe, qui s’étend désormais à une quarantaine de pays après avoir longtemps été contenue en Afrique, s’appellera bientôt autrement. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) compte changer son nom, jugé trompeur et discriminatoire.

Une campagne d’information a été lancée par Santé publique France, en particulier sur les sites LGBTI+, via le site Sexosafe.

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