Fanny Ruwet : « Être là, raconter ma vie, c’est ma façon de dire que tout est ok »

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Sur France Inter, Fanny Ruwet raconte ses dates ratées et ses déprimes de confinement. Sur scène, son enfance de looseuse. Dans ses podcasts, elle imagine des livres qu’elle n’a pas lu ou donne la parole à « des gens qui doutent ». L’artiste s’est confiée à Komitid. 

Fanny Ruwet, à Paris, en juillet 2021 - Teresa Suarez pour Komitid
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Sur France Inter, Fanny Ruwet raconte ses dates ratées et ses déprimes de confinement. Sur scène, son enfance de looseuse. Dans ses podcasts, elle imagine des livres qu’elle n’a pas lu ou donne la parole à « des gens qui doutent ». Humoriste, Belge, bie, inclassable et résolument drôle, l’artiste s’est confiée à Komitid.

Il y a quelque chose de queer dans l’humour de Fanny Ruwet. Une manière d'atténuer le réel, de mettre à distance, de transformer le malaise en rires partagés. C’est que les habitudes sont tenaces. L’humoriste, qui officie sur France Inter et qui a repris son spectacle parisien le 14 septembre à La Scala, transforme depuis longtemps ses – souvent mauvaises – expériences en blagues. Elle le dit d’ailleurs sur scène : les émotions trop fortes, elle les roule en boule puis les balance loin, d’un coup de vanne.

« Se faire rémunérer pour ses défauts »

« C’est quelque chose que j’ai longtemps subi, faire des vannes pour gérer les émotions trop fortes, lance-t-elle quand nous la retrouvons pour l’interview. Maintenant, j’en vis. C’est pas mal, non, de se faire rémunérer pour ses défauts ? ». La matinée prend fin. La veille, on le sait de source sûre, l’artiste a fini tard. Photos. L’attaché de presse s’en va. Autour d'un café, la conversation passe du coq à l'âne.

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