Audrey Pulvar : « Nous pouvons encourager toutes les initiatives des associations LGBTQIA+ franciliennes, en créant des lieux partagés dans tous les départements »

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Aux élections régionales, les différences dans les programmes des trois principaux challengers de gauche à la présidente sortante Valérie Pécresse, ne sautent pas aux yeux. C'est pourquoi Komitid a voulu les interviewer pour aborder plus en détail leurs propositions spécifiques.

Audrey Pulvar est tête de liste de « Ile-de-France en commun » - Mathieu Delmestre
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Mise à jour : le 18/06 à 8 heures.

Face à Valérie Pécresse (liste « Ile-de-France rassemblée»), la présidente sortante de la région, face à Jordan Bardella (liste « Le Choix de la sécurité») pour le Rassemblement national, face au LREM Laurent Saint-Martin et sa liste (« Envie d'Ile-de-France ») , et cinq autres candidat·es, la gauche part désunie pour les élections régionales en Ile-de-France, les 20 et 27 juin prochains. Ce n'est pas le cas dans d'autres régions.

La deuxième Région plus riche d'Europe, forte de ses 12 millions d'habitants, est depuis 2015, présidée par la droite et le centre, avec une Valérie Pécresse qui sur les questions LGBTI+, a souvent défendu des positions conservatrices.

Lors du débat organisé par l'Inter-LGBT et le Centre LGBT le 31 mai dernier, ces trois candidats Clémentine Autain (« Pouvoir vivre en Ile-de-France »), Julien Bayou (« L'Écologie évidemment ! ») et Audrey Pulvar (« Ile-de-France en commun »), les trois principaux challengers de la présidente sortante, ont pu présenter leur programme. Les différences ne sautent pas aux yeux. C'est pourquoi Komitid a voulu les interviewer pour aborder plus en détail leurs propositions et pour leur poser quelques questions communes.

Audrey Pulvar, tête de liste d'« Ile-de-France en commun », est adjointe à la Maire de Paris depuis 2020, ancienne journaliste et a été présidente de la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme entre 2017 et 2019. Elle a répondu à nos questions par mail le 16 juin dernier. La liste « Ile-de-France en commun » est soutenue notamment par le Parti socialiste, le Parti radical de gauche
et Place publique.

 

Komitid : Quelle serait votre première action sur les thématiques LGBTQIA+ si vous étiez élue présidente de la Région IDF ?

Audrey Pulvar : Présidente de la Région Ile-de-France, ma première action sur les thématiques LGBTQIA+ consisterait à doter la Région des  moyens politiques d’avoir une action concrète et constante tout au long de la mandature, grâce à une vice-présidence dédiée à ces questions afin d’assurer un portage politique adapté aux sujets LGBTQIA+ qui sont une priorité. Nous créérons un Observatoire des discriminations chargé de repérer les bonnes pratiques, notamment associatives, de les généraliser, et de mesurer les phénomènes de discriminations et de violence. Il me semble essentiel sur ce sujet de ne pas se satisfaire d’une approche par le grand geste politique ponctuel, comme le font tant de personnalités politiques, et de reconnaître qu’il s’agit d’une question de droits humains, pour laquelle l’exécutif régional a une obligation à travers chacune de ses compétences.

En écoutant vos différentes propositions lors du débat des Régionales organisé par l’Inter-LGBT, on a l’impression qu’il n’y a pas de vraie différence entre les trois principales listes de gauche (dont FI et EELV). Est-ce juste une impression ?

Ce qui est indéniable, c’est qu’il y a une vraie différence entre la gauche et la droite sur les questions d’égalité des droits et de lutte contre les discriminations. En ce sens, il est parfaitement logique que nous nous retrouvions sur de nombreux aspects, surtout s’agissant du « bilan » de Valérie Pécresse sur cette question, et c’est plutôt rassurant. 

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