Hortense Belhôte sur son histoire de l'art version queer : « J’aime bien me sentir thérapeute »

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La websérie de Hortense Belhôte, drôle, insolente, visuellement parfaite et pleine d’infos, « Merci de ne pas toucher », propose de voir autrement des tableaux célèbres et d’y apposer un « queer gaze » bienvenu.

L'Olympia, d'Edouard Manet, vu par Hortense Belhôte dans un épisode de « Merci de ne pas toucher - Arte
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En 10 épisodes de quatre minutes, elle s’est imposée comme notre prof d’histoire de l’art préférée ! Hortense Belhôte poursuit sur le site d’Arte un travail de fond et de forme passionnant sur le versant queer et féministe de l’art. Sa websérie drôle, insolente, visuellement parfaite et pleine d’infos, Merci de ne pas toucher, propose de voir autrement des tableaux célèbres et d’y apposer un « queer gaze » bienvenu que ce soit sur un terrain de foot féminin ou lors d’un brunch sportif entre ami.e.s. Komitid a échangé avec elle sur l’art, le queer, le sexe et la vie…

Komitid : Comment est née l’envie de créer Merci de ne pas toucher ?

Hortense Belhôte : Ce format est très lié à mon parcours parce que j’ai fait des études d’histoire de l’art, un master 2 à la fac de Nanterre, en même temps que des études de théâtre dans un Conservatoire d’arrondissement à Paris. Après, pendant dix ans, j’ai alterné. J’enseignais l’histoire de l’art dans des écoles post-bac de design et je faisais des spectacles de théâtre ou de danse contemporaine. Je menais ça en parallèle tout en sachant au fond de moi, que mon vrai kif c’était de pouvoir faire les deux en même temps. Il y a 15 ans, j’avais déjà écrit une petite pièce qui a un peu tourné dans des facs, sur des cours d’histoire de l’art qui partaient en sucette, donc c’est complètement moi depuis toujours. J’avais créé une première forme de conférence performée qui sont des espèces de petits solos où je raconte quelque chose d’historique comme dans un spectacle avec toujours un petit truc en plus. Je raconte ma vie ou je me dessape, avec bien sûr de la cohérence. Cette série est née d’une de mes conférences performées que j’avais présentée au Festival du film de fesses en 2017 sur l’érotisme dans l’art classique.

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