Les seniors LGBT+ face au défi de l’hébergement et d’une vie sociale épanouie

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Disposer d'un hébergement safe, mais aussi convivial est l’une des préoccupations des seniors LGBT+, qui choisissent parfois de vieillir auprès de leur seconde famille. Celle-ci joue aussi un rôle important dans leur vie sociale. Témoignages.

Messages extraits de #POSTDEVIOC, la campagne participative de l'association Grey Pride
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Modifié le 2 avril

« En Ehpad, un monsieur ne se sentait pas assez en confiance pour mettre la photo de son conjoint dans sa chambre. En la rangeant dans un tiroir, il est en quelque sorte retourné au placard. À l’inverse, une dame qui assumait être lesbienne était sans cesse l’objet de commentaires et personne ne voulait danser avec elle ».

Ce sont deux anecdotes que Stéphane Sauvé, 49 ans, directeur général délégué de l’association Audacieuses & Audacieux, répète régulièrement pour illustrer le mal-être des résident-e-s LGBT+ en Ehpad. Cet ancien directeur d’établissement a voulu chercher des solutions, et c’est ainsi que l’association est née il y a trois ans.

Avec quelque 200 membres, son objectif principal est de créer une maison de la diversité, en s’inspirant d’un modèle berlinois. « Cet endroit serait dédié à des seniors LGBT+, mais aussi hétéro-friendly, il y aurait une chambre d’ami-e-s, un studio pour un-e étudiant-e… le but est d’avoir une ouverture sur l’extérieur tout en ayant chacun-e un chez soi », explique à Komitid Philippe-André, membre du conseil d’administration.

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  • steven1306

    Pour moi, depuis mes 50 ans, j’ai fait une croix dessus donc je profite des oiseaux qui chantent ! Cela ne me suffit pas mais je vis avec !