La Belgique veut expulser un imam turc accusé de propos homophobes

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Le gouvernement belge a délivré un ordre de quitter le territoire à un imam turc exerçant dans une mosquée du nord néerlandophone de la Belgique, auquel il est reproché d'avoir tenu des propos homophobes sur les réseaux sociaux.

L'imam exerce à la mosquée Yesil Camii, à Houthalen Helchteren - Google Street View

« En tant qu’imam, vous avez une fonction exemplaire, surtout si vous avez déjà obtenu le droit de travailler en Belgique. Quiconque refuse de respecter nos valeurs doit en subir les conséquences », a expliqué dans un communiqué le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Sammy Mahdi.

Ce refus de renouvellement d’un permis de séjour a été notifié mercredi 27 janvier à l’intéressé, qui dispose de 30 jours pour quitter la Belgique.

La décision, prise à la mi-décembre et confirmée à la mi-janvier après son audition par les services de l’immigration, peut toutefois donner lieu à un recours, a-t-on précisé au cabinet de Sammy Mahdi. Cet imam, dont l’identité n’a pas été précisée, se voit reprocher d’avoir « diffusé des messages haineux à l’intention de la communauté LGBT », notamment sur Facebook. « Les réactions montrent qu’ils incitent à la haine », souligne le communiqué.

« Ceux qui viennent répandre la haine dans notre société n’ont pas leur place ici »

« Ceux qui viennent répandre la haine dans notre société n’ont pas leur place ici », écrit Sammy Mahdi. « Nous ne pouvons tolérer la stigmatisation de la communauté LGBT et la diffusion de tels messages. J’ai du mal à accepter les déclarations homophobes qui sont faites au sein d’une communauté religieuse ».

Selon une source proche du dossier, ce responsable religieux exerce à la mosquée Yesil Camii fréquentée par la communauté turque à Houthalen-Helchteren, dans la province du Limbourg en région flamande. La mosquée est désormais la cible d’une demande de suspension de son agrément par la Flandre. Elle faisait partie des lieux de culte « reconnus » par les autorités régionales, c’est-à-dire pouvant bénéficier de financements publics.

Avec l’AFP

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