Burlesque (2/5) - Peekaboo Pointe, l'effeuilleuse divertissante et révolutionnaire

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Avec son large sourire, toutes dents dehors et ses cheveux blond platine, Peekaboo Pointe joue avec l’image de l’Américaine modèle lorsqu’elle se déshabille devant son public. Mais un événement va bouleverser son approche du burlesque : l’élection de Donald Trump le 8 novembre 2016…

Peekaboo Pointe - Illustration Marie Casaÿs pour Komitid
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Contrairement à une image hétéronormée, basée sur l’excitation entre l’homme et la femme, le burlesque est en réalité un art queer. Après un renouveau aux États-Unis dans les années 1990, le « new burlesque » est aussi revenu animer les scènes américaines et européennes grâce à un merveilleux mélange d’effeuilleuses et d’effeuilleurs de tous horizons. Pour Komitid, des artistes racontent comment iels jouent avec les codes du tease et de la satire.

Deuxième épisode de cette série d'été : Peekaboo Pointe

Comme beaucoup de danseuses, Peekaboo Pointe découvre le burlesque par hasard au début des années 2000. Il suffira d’un cours et d’un spectacle pour lancer sa carrière. Près de vingt ans plus tard, son art a évolué. Son but aujourd’hui ? Avoir un propos plus large et plus engagé dans les quatre minutes qu’elle a sur scène.

Avec son large sourire, toutes dents dehors et ses cheveux blond platine, Peekaboo Pointe joue avec l’image de l’Américaine modèle lorsqu’elle se déshabille devant son public. Très timide lorsqu’on la retrouve en coulisses, Peekaboo parle avec une voix douce. Basée à Brooklyn, elle est une référence du néo-burlesque new-yorkais. « J’ai commencé en 2003, raconte-t-elle à Komitid. J’étais fan de burlesque depuis mes 16 ans et amoureuse de Tura Satana, du film Faster, pussycat ! Kill ! Kill ! de Russ Meyer. »

Après son premier show, l’effet domino s’enclenche. « Tout ce qui me manquait dans la danse classique ou moderne, je l’ai trouvé sur scène en faisant du burlesque. » Les débuts sont loin d’être rémunérateurs. « Je vendais de la lingerie le jour, la nuit je faisais du strip-tease dans des clubs pourris de New York. » Au début des années 2010, Peekaboo Pointe a trouvé ses deux repères réguliers, la salle mythique du Slipper Room et le bar plus chic Duane Park dans Manhattan.

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