Burlesque (1/5) - Jeez Loueez : « Je ne pensais pas faire un show black et queer mais je voulais que le public sache à quoi s'attendre »

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Le « new burlesque » est revenu animer les scènes américaines et européennes grâce à un merveilleux mélange d’effeuilleuses et d’effeuilleurs de tous horizons. Pour Komitid, des artistes racontent comment iels jouent avec les codes du tease et de la satire. Premier épisode : Jeez Loueez.

Jeez Loueez - Illustration réalisée par Marie Casaÿs pour Komitid
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Contrairement à une image hétéronormée, basée sur l’excitation entre l’homme et la femme, le burlesque est en réalité un art queer. Après un renouveau aux États-Unis dans les années 1990, le « new burlesque » est aussi revenu animer les scènes américaines et européennes grâce à un merveilleux mélange d’effeuilleuses et d’effeuilleurs de tous horizons. Pour Komitid, des artistes racontent comment iels jouent avec les codes du tease et de la satire.

Premier épisode de cette série d'été :  Jeez Loueez

Aux États-Unis, chaque ville a sa scène et ses stars de l’art de l’effeuillage. Entre Chicago et la Nouvelle-Orléans, Jeez Loueez a su créer des espaces entièrement dédiés aux personnes noires. Elle est à l’origine du premier festival de burlesque rassemblant uniquement des artistes noir.e.s et pour la plupart queer.

Si vous avez regardé la série Easy sur Netflix, vous la trouverez dans la saison 2, épisode 7, consacré à la scène burlesque de Chicago. Jeez Loueez y joue son propre rôle et apprend à l’une des héroïnes principales son art du tease. L’épisode raconte la tension entre un couple de lesbiennes lorsque l’une d’elle décide de se déshabiller sur scène. On assiste à l’inquiétude de sa partenaire, galeriste, pour laquelle le strip-tease entre en dissonance cognitive avec ses positions féministes radicales.

Jeez Loueez n’a pas seulement été interprète, elle a aussi été consultante auprès du créateur de la série, Joe Swanberg. Elle raconte : « C’était une expérience géniale parce que toutes les artistes burlesques qui apparaissent dans l’épisode sont de vraies artistes. J’ai trouvé que c’était une description très juste de la scène de Chicago. »

Cette scène, Jeez Loueez a largement participé à la développer grâce au Jeezy's Juke Joint, premier festival dédié aux artistes burlesques noir.e.s. Issue des clubs de strip-tease, elle est tombée dans le burlesque par hasard et y a tout de suite pris goût. « J’avais l’impression qu’il y avait soit le classique, soit le néo-burlesque plus trash, mais je ne m’y retrouvais pas », confie-t-elle à Komitid.

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